Le rideau s'est levé, lundi soir 06 oct. 2015 sur la treizième édition du Festival du court métrage méditerranéen de Tanger (FCMMT), évènement culturel majeur visant à mettre en valeur la production cinématographique marocaine et à découvrir celle du pourtour méditerranéen.
"Tanger, cette ville mythique aux mille facettes, a toujours attiré les cinéastes et les cinéphiles du monde entier et continue de le faire", a-t-il fait noté, ajoutant que l'objectif ultime du festival est de promouvoir l'échange d'expériences et de visions entre les cinéastes et jeunes réalisateurs des deux rives de la méditerranée dans la catégorie du court-métrage.
Cette manifestation culturelle vise également à mettre en exergue de nouveaux talents et de belles œuvres et à contribuer à renforcer le bassin méditerranéen comme un grand espace de créativité, de partage, de convivialité et de paix, a-t-il poursuivi.
Cette cérémonie a été marquée également par la projection du film marocain "l'enfant du soleil", de Driss Tahri (1990). Réalisé en noir et blanc sur un scénario de Gilles Laurent, ce court métrage relate l'histoire des sauterelles qui vont s'abattre sur Tisseldi, un village de l'extrême sud du Sahara. Tom Newside, un Américain spécialiste en insecticides, doit s'occuper de cette opération, accompagné de Sami, un guide marocain.
Lors de cette soirée d'ouverture, les membres du jury ont été présentés au public. Le producteur et réalisateur marocain, Kouider Bennani, préside le jury de la 13e édition, qui comprend également les réalisatrices, Marie Vermillard (France) et Dima El Hor (Liban), la comédienne marocaine, Samia Akariou, le journaliste et critique de cinéma marocain, Ahmed Araib, le producteur marocain, Jaouad Challa, ainsi que la présentatrice d'émission de télévision et critique de cinéma, Passant Hassan Salamat (Egypte).
Ce jury aura la lourde tâche de départager les 51 courts métrages en lice dans la compétition officielle du festival, dont 46 films de pays méditerranéens et 5 autres marocains, et de décerner le Grand prix, le prix spécial du jury, et les prix de la réalisation, du scénario et des meilleures interprétations féminine et masculine.
Dans une déclaration à la MAP, le président du jury, Kouider Bennani, a assuré que cette 13ème édition vient conforter la place du festival sur la scène culturelle aux niveaux national et régional et son rôle en tant que plateforme d'échange entre les artistes des deux rives de la méditerranée, formulant le souhait de créer un festival du long métrage méditerranéen.
Les films participant à la compétition officielle sont : "une goutte de sang" de Bekim Guri (Kosovo, Albanie), "le temps d'un jeune homme pour tuer" de Neritan Zinxhiria (Albanie), "le beau-frère" de Hassene Belaid, "Papillon" de Kamel Laiche (Algérie), "la descente" de Stelios Kammitsis, "Berceuse du papillon" de Tonia Mishiali (Chypre), "le cris de minuit" de Branko Istvancic, "Pique-nique" de Jure Pavlovic, "le marcheur" de Filip Mojzes (Croatie), "suite de l'inauguration des toilettes publiques au kilomètre 375" de Omar El Zohairy, "sucre blanc" de Ahmed Khaled (Egypte), "Astronautes" de Javier Ruiz, "Café à emporter" de Patricia Font, "les os du froid" de Enrique Leal, "ma vie est le cinéma" de Bogdan Toma et Fernando Cayo (Espagne), et "bal de famille" de Stella Di Tocco, "Cuy Moquet" de Demis Herenger, "Habana" de Edouard Salier, "le dernier fil à la patte" de Stanislas Cadeo et "mamans" de Maimouna Doucouré (France).
Faisant aussi partie des participants à cette édition, qui se tient jusqu'au 10 octobre, quatre films de la Grèce, cinq de l'Italie, trois du Liban, deux de Portugal, deux de Slovénie, deux de Tunisie, quatre de Turquie, un de Serbie, un de Palestine et un de Monténégro.
Cinq films marocains ont été retenus pour participer à la compétition officielle. Il s'agit en l'occurrence de "Bout-A-Bout", de Asmae El Moudir, "l'appel de Trung", de Hicham Regragui, "l'attente en trois actes" de Abdelilah Zirat, "l'esclave du mal", de Mohcine Nadifi et "les poissons du désert", de Alaa Eddine Aljem.
Comme à l'accoutumée, le festival décernera, un autre prix, hors compétition officielle, baptisé "Prix de la jeunesse", aux étudiants réalisateurs participant au festival dans le cadre d'une séance dédiée aux films des écoles.
Le festival du court métrage méditerranéen de Tanger, organisé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, propose également une rencontre avec la cinéaste Marie Vermillard, dont la filmographie alterne longs-métrages et formats plus courts, fictions à la narration classique et écritures cinématographiques hybrides, mêlant une approche documentaire, d'autofiction ou proche des vidéos d'artistes.
Le festival offre ainsi l'occasion de s'interroger à partir de quelques extraits des films de Marie Vermillard sur les raisons qui ont motivé son choix du format court : le sentiment d'urgence, la nécessité de s'adapter à des contraintes économiques ou le désir d'expérimenter en toute liberté de nouvelles formes et d'autres méthodes de tournage ?.
Au menu de cette manifestation figure également l'organisation des conférences de presse autour des films en compétition et des activités parallèles
Source de l'article MAP & Mincom
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