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mardi 12 juin 2012

8 ème Rencontre annuelle sur les relations Maroc-UE sur le thème: «Le Maroc et l’Union Européenne et les transitions dans le monde arabe»


Organisée, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, par l’Association Ribat Al Fath pour le développement durable et la Fondation Konrad Adenauer
8ème Rencontre annuelle sur les relations Maroc-UE sur le thème: «Le Maroc et l’Union Européenne et les transitions dans le monde arabe»
Dans ses relations avec l’Union Européenne, le Maroc est le premier pays sud-méditerranéen à accéder au statut avancé. Etape supplémentaire dans une construction sans cesse renouvelée et élargie, cette accession traduit les efforts déployés par le Maroc pour la consolidation du processus démocratique, l’engagement irréversible en direction des valeurs démocratiques , des droits de l’Homme et du développement humain durable. Sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI, le Maroc a répondu avec sagesse et réalisme aux bouleversements qui ont marqué différents pays arabes en 2011. L’adoption massive d’une nouvelle Constitution ayant institutionnalisé la séparation des pouvoirs en renforçant le rôle du parlement et du Chef du gouvernement, officialisé la langue amazighe, consacré les principes d’une régionalisation avancée et affirmé les droits fondamentaux des citoyens et l’attachement du Royaume aux droits de l’Homme tels qu’ils sont universellement reconnus a consacré une nouvelle étape dans ce processus.Elle a également marqué la symbiose entre le Roi et le Peuple pour un Maroc uni et prospère, capable de relever les défis et d’avancer dans la voie de la démocratie sans rupture ni heurts, un Maroc du pluralisme et de la normalité politiques.
Le processus ayant permis et conduit à ces avancées majeures a été remarqué et salué par l’Union Européenne. Le bilan de la politique européenne de voisinage (PEV) avec le Maroc, pour l’année 2011 a été jugé «globalement positif» .L’expérience du Royaume dans ces moments particuliers de l’histoire des pays arabes a été considérée comme un modèle à suivre.
Bien que l’origine des changements, transitions ou évolutions soient similaires dans de nombreux pas arabes, les dynamiques suscitées ont suivi des trajectoires différenciées qui conduisent aujourd’hui l’Union Européenne à concevoir une nouvelle stratégie à l’égard de son voisinage : un partenariat pour la démocratie et une prospérité partagée avec le Sud de la Méditerranée, (communication du 8 mars 2011) et une stratégie nouvelle à l’égard d’un voisinage en mutation ( communication du 25 mai 2011) .
L’Union Européenne considère que les évènements qui se jouent au sud sont «historiques, reflètent un processus de mutation profonde et auront des conséquences durables non seulement pour les populations et les pays de la région mais aussi pour le reste du monde et de l’UE en particulier» .
Le moment est venu de faire «un saut qualitatif dans ses relations avec les pays du Sud» peut-on lire dans les deux communications susvisées.
Soucieuse de ne plus se cantonner à la dimension économique et sécuritaire, l’UE veut « une transformation démocratique et un renforcement des institutions, un partenariat renforcé avec les populations et l’appui à la société civile, une croissance et un développement économique durable et inclusif».
La nouvelle approche vise à apporter une aide accrue aux partenaires qui s’emploient à approfondir la démocratie, soutenir un développement économique et social durable .L’approche est plus différenciée et les réformes politiques et institutionnelles deviennent un préalable à l’approfondissement des relations et au soutien de l’UE.
Le «printemps arabe» a-t-il provoqué une rupture avec l’ancienne approche européenne de la région ? Au lieu de l’autoritarisme, la démocratisation serait-elle le vrai rempart contre le terrorisme et l’extrémisme ?
«Le printemps arabe» a-t-il ouvert de nouvelles perspectives aux pays partenaires de l’UE , en terme de financement des réformes, d’accès au marché européen…?
Jusqu’à quel point la nouvelle stratégie va-t-elle contribuer à l’intégration économique régionale du Maghreb dont il est dit « qu’elle créerait un marché régional de plus de 75 millions de consommateurs, […], entraînerait des gains d’efficience et rendrait la région plus attrayante pour les investisseurs étrangers. Et surtout, les structures économiques complémentaires des pays du Maghreb créeraient des possibilités d’échanges qui bénéficieraient à tous les pays de la région. »
Jusqu’à quel point la crise économique et financière limitera-t-elle la réalisation de la nouvelle approche de l’UE à l’égard de ses voisins du Sud ?
Ces interrogations seront au centre des réflexions collectives de la huitième rencontre annuelle organisée par l’Association Ribat AL fath pour le développement durable et la Fondation Konrad Adenuaer qui se tient les 18-19 juin 2012, à l’Hôtel Sofitel Jardin des Roses Rabat.La séance officielle d’ouverture aura lieu le Lundi 18 juin à partir de 18h.
Source de l'article l'Opinion

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