L’imaginaire littéraire a toujours su exploiter l’intensité de ses relations avec l’espace. De tout temps, l’influence des lieux sur l’homme s’est traduite en projections de multiples significations sur l’environnement.
Située au carrefour de plusieurs identités et de plusieurs cultures, l’œuvre d’Amin Maalouf tend à s’harmoniser dans une dynamique en perpétuelle évolution. Et ce d’autant que son écriture confère à cet espace une place prépondérante et s’investit dans les représentations de paysages historiques, culturels, cultuels, voire linguistiques, empruntant à l’Histoire de cette mer aux racines multiples au potentiel intarissable. D’où une poétique qui émerge à travers un répertoire de figures et d’images qui s’enracinent dans la mémoire collective de cet espace mythique.
L’œuvre d’Amin Maalouf constitue en effet le point nodal de ce double recours à l’écriture de l’histoire/Histoire. Dans les pages qui suivent, nous envisagerons la manière dont l’auteur fait appel au passé, au mythe et à la mémoire collective pour reconstituer un paysage historique propre au passé, proche comme lointain, de la Méditerranée. Maalouf se présente comme l’un des détenteurs les plus précis de l’histoire de la Méditerranée, qui retrace des faits historiques et culturels en donnant voix au passé, à l’absence et au silence des lieux séculaires, dont l’écho retentit à travers l’écriture.
Lire le texte intégral : ici
Source de l'article Babel Revues
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire