Dialogue méditerranéen - La parole à la société civile...

  • Donner la parole aux acteurs associatifs, une nécessité selon Mezouar. 
  • Les jeunes, une Richesse à ménager, surtout au sud de la Méditerranée ...
Résultat de recherche d'images pour "carte méditerranée UPM"Un bon démarrage pour le Dialogue méditerranéen à Tanger. La 12e édition de la conférence des ministres des Affaires étrangères du dialogue en Méditerranée occidentale, 5+5, a été précédée par le forum de la société civile. 

Il s’agit d’une réunion, organisée en partenariat avec la Fondation Anna Lindh, qui a permis à de nombreux partenaires issus du monde associatif de venir discuter et de présenter leur vision en prévision de la conférence ministérielle. «Il est essentiel que la société civile puisse s’approprier les thématiques et les enjeux actuels de la Méditerranée occidentale», rappelait Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères à la centaine de participants dans le cadre de ce forum. Pour le ministre, le lancement de ce segment constitue un véritable «supplément d’âme» au grand projet que suppose la Méditerranée. Les défis de la jeunesse de part et d’autre de la Méditerranée ne manquent pas. Comme le rappelait Fathallah Sijilmassi, secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, le sud de la Méditerranée rassemble près de 60 millions de jeunes de 15 à 20 ans, un nombre qui devrait atteindre les 80 millions à l’orée du prochain millénaire. Chaque année, près de 3 millions d’entre eux arrivent sur le marché du travail alors que près d’un tiers de la population active est au chômage, une situation pas plus reluisante au Nord. D’où le besoin d’idées innovantes pour pouvoir apporter des réponses adéquates aux attentes de cette population. Et aussi de sonder et d’écouter les acteurs de la société civile rassemblés à Tanger.
Pour Mezouar, la réponse est simple et se résume à la mutualisation. «Il s’agit tout simplement de mutualiser nos efforts et de mettre en commun les compétences afin de profiter de l’extraordinaire potentiel du maillage associatif entre les deux rives de la Méditerranée», affirme encore une fois le ministre qui rappelle son engagement envers la formation en rajoutant qu’il ne cessera de plaider pour «davantage de programmes d’échanges universitaires et d’interactions culturelles». C’est le cas de plusieurs projets de coopération entre les universités du sud de la Méditerranée et du Nord dont l’effort devra être encouragé, surtout dans le cadre du projet Erasmus auquel participent plusieurs universités marocaines.

Les coûts fantômes à bannir

Pour Sonia Mezzour, secrétaire générale de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité energétique (Aderee), le développement de l’esprit d’innovation passe par celui du capital humain. La responsable, qui intervenait lors d’un panel du forum social, a insisté sur le fait que la technologie et les entreprises qui la représentent, Google et Facebook, pour ne citer que ces dernières, sont de grandes capitalisations boursières créatrices de richesses, mais leur effort en matière de création d’emploi est limité.
L’investissement dans le capital humain est le seul à même d’assurer de la création de richesse et d’emploi. D’autre part, il y a lieu de lutter contre les coûts fantômes si on veut véritablement aller de l’avant, au sud de la Méditerranée. C’est le cas des black-outs ou des tracasseries administratives comme le retard du dédouanement des marchandises, des frais invisibles non prévus lors de l’établissement de l’entreprise et qui peuvent constituer autant de boulets à supporter.

Par Ali ABJIOU - Source de l'article l'Economiste

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