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mardi 20 mars 2018

Festival d’Annaba du film méditerranéen


La 3e édition du Festival d’Annaba du film méditerranéen (FAFM) est bel et bien partie avec l’annonce de son lancement officiel pour le 21 mars prochain et sa clôture le 27 du même mois.

Dix-huit pays dont, outre la Belgique au titre d’invité, sont inscrits sur la liste des concurrents l’Algérie, Egypte, Tunisie, Maroc, Syrie, Liban, Palestine, Espagne, France, Italie, Portugal, Suisse, Philippines, Luxembourg, Turquie, Chypres et la Roumanie. Ce festival qui vise à contribuer au rayonnement du cinéma méditerranéen en général et algérien en particulier a connu lors des deux précédentes sessions, la participation des acteurs du secteur du cinéma, des organisations internationales qui œuvrent pour la promotion de la femme, des décideurs politiques et des cinéphiles.
«Paix pour la Méditerranée», est le thème sous lequel a été placée cette 3ème édition. Le commissaire chargé de l’organisation Saïd Ould Khelifa a affirmé que prévue pour être de grande ampleur, la manifestation sera officiellement lancée le 21 mars au théâtre «Azzedine Medjoubi». Ce que révèle, du reste, les documents écrits dans les deux langues en arabe et en français. Comportant les titres des films longs ou courts métrage fiction, documentaire la liste et tout le protocole qui caractérise la manifestation ont été remis aux représentants des médias par Hakim Djebnoun le jeune et dynamique attaché de presse du FAFM. C’était à l’issu de la conférence de presse qu’a animée Saïd Ould Khalifa hier dimanche. Il a par ailleurs révélé qu'au moyen de 20 films longs métrages, 10 fictions et 10 documentaires, 11 nationalités différentes seront en lice pour tenter de remporter le « Annab d’Or».

Selon les termes du communiqué émis par le commissaire du FAFM, cet événement culturel devrait avoir une visibilité inédite et une plus-value sur les plans économique, touristique et culturel. Particulièrement quand on sait que ce festival a connu deux sessions. Chacune a vécu plusieurs diffusions publiques de films sélectionnés, des cérémonies d’hommage aux figures emblématiques du secteur de la culture et du cinéma, l’organisation de soirées de gala en hommage à des œuvres cinématographiques et des rencontres de réflexion thématique.
Le même communiqué précise qu’en plus des longs métrages fictions et documentaires en course pour le grand prix, le public pourra profiter de projections d’autres productions, notamment les courts métrages et les films de la rubrique Annaba Cinéma. Il y aura également des séances spéciales pour la projection de films belges et palestiniens. Ces derniers sont au programme de cette 3ème édition. En plus des films du pays invité d’honneur, le commissariat du festival a choisi de fêter dignement les 50 ans du cinéma palestiniens à travers la projection de films culte de ce pays.
Comme innovations, il faut noter la formation de nombreux cinéastes à l’écriture de scénario de film documentaire, la diffusion de films et la mise en place de façon progressive de ciné clubs dans les établissements scolaires un peu partout à travers le pays. Pour l’heure qu’ils soient d’Algérie ou des autres pays de la Méditerranée, les participants restent captiver par les objectifs fixés à l’organisation du FAFM. Il est même question de faire découvrir la ville d’Annaba aux détenus des centres carcéraux via le ciné- bus. 

Ce projet réalisé en collaboration avec le ministère de la Justice, est destiné à accorder aux détenus toutes les possibilités d’une réinsertion sociale au lendemain de leur élargissement. Le ciné-bus concernera aussi les communes afin que les professionnels du secteur s’en approprient et se mobilisent pour la réussite du festival.
Tel est en tout cas le souhait des organisateurs du 3ème FAFM. Bien qu’il ne l’ait pas exprimé, le commissaire du FAFM paraissait vouloir faire passer aux journalistes l’idée d’un rendez-vous culturel important. Il devrait aboutir aujourd’hui, demain ou dans quelques années, à la création d’une véritable industrie créatrice de richesses et d’emplois avec au bout, le rayonnement international de l’Algérie. C’est ce qu’il met en relief en inscrivant le thème du festival sous «Paix pour la Méditerranée».

Par A. Djabali - Source de l'article LNRdz

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