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dimanche 1 juillet 2012

Le gouvernement tunisien moins favorable aux investissements directs étrangers

Hamadi Jebali, le Premier ministre tunisien, a dévoilé les axes de sa politique économique qui s’annonce moins tournée vers la captation des IDE.
C’est un rééquilibrage que le chef du gouvernement tunisien a annoncé jeudi 28 juin à Paris, lors du forum Planètes PME. Si Hamadi Jebali a reconnu en préambule que « les investissements directs à l’étranger ont joué un rôle crucial » dans la croissance économique tunisienne, il a toutefois déploré que la stratégie de Tunis d’attraction d’investisseurs via l’offshoring aille parfois trop loin :
« Favoriser l’offshore s’est fait aux détriments de l’onshore. […] L’investissement direct à l’étranger ne suffira pas à résister [à la crise actuelle]. »
Les régimes juridiques et fiscaux de l’offshore et de l’onshore seront rapprochés d’ici la fin de l’année, a d’ailleurs promis H. Jebali.
Appelant à l’émergence d’un « nouveau modèle de croissance » dans lequel l’activité économique serait davantage issue du marché intérieur, le chef du gouvernement tunisien a souligné l’écart entre la Tunisie, où l’investissement privé représente seulement 65 % de l’investissement global, contre 78 % au Maroc et 85 % en Turquie.
H. Jebali a présenté trois axes majeurs pour sa politique économique :
· L’assainissement du climat des affaires vers davantage de transparence et de productivité (le Premier ministre a ainsi annoncé une simplification du cadre règlementaire) ;
· Le renforcement de l’intégration régionale (relance de l’UMA, de la zone de libre échange arabe notamment) ;
· L’investissement en matière de ressources humaines.
La Tunisie ne se détourne pas pour autant des investisseurs étrangers : H. Jebali a annoncé la création d’une structure de type guichet unique pour faciliter l’investissement, étranger et national. Le Premier ministre a également annoncé la création d’un fonds souverain dont la mission sera d’œuvrer à la relance de l’investissement privé.
D’après Jean-François Roubaud, président de la Confédération Générale des PME (CGPME, France), 1300 entreprises françaises sont implantées en Tunisie. Soit un bon tiers des 3055 entreprises étrangères présentes sur le sol tunisien.
Par Antony DRUGEON

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