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dimanche 27 mai 2018

L'Algérie, la Tunisie et le Maroc, des partenaires-clés pour le port de Marseille-Fos

© GPMM

Pour le Grand Port maritime de Marseille (GPMM), le Maghreb représente un partenaire phare. L'Algérie reste de loin le pays du secteur qui génère le plus gros tonnage malgré les restrictions à l'importation imposées par le pays.

Pour Fatiha Jaureguy, entrée récemment en fonctions à la tête du département commercial du Grand Port maritime de Marseille-Fos, sur les trois pays du Maghreb, l'Algérie représente toujours le partenaire-clé du port phocéen. En 2017, le pays a représenté 10.928 millions de tonnes, en baisse de 6 % par rapport à 2016 où il s'était établi à 11.659 Mt. Les exportations ont progressé de 5 % alors que les importations ont reculé de 8 %. 

Les hydrocarbures liquides ont également baissé l'an dernier de 5 %. Quant aux marchandises diverses, elles ont pesé 1,2 Mt, indique la chef du département commercial du GPMM. Le nombre global d'EVP a baissé de 10 %. 
En progression de 40 %, le nombre d’EVP pleins à l’import s’est établi à 4.510 unités. Le nombre d'EVP reefer a, lui, bondi de 84 % à l’import pour atteindre 2.973 boîtes. Au total, le port phocéen a enregistré 112.700 EVP, soit 10 % de moins qu'en 2016. À 6.797 EVP, le nombre d'EVP frigorifiques est en hausse de 4 %.

"Les exportations de pommes françaises ont chuté en un an de 34.000 à 57 tonnes"

Dans le secteur du ro-ro, le trafic global a baissé de 4 % pour s'établir à 214.000 t. En matière de remorques, à 1.792 unités, l'activité a reculé de 24 %. Fatiha Jaureguy attribue cette chute des exportations de pommes françaises, passée en un an de 34.000 à 57 t, "à la politique de restriction des importations conduite par le gouvernement algérien". 
Toujours en raison des mesures identiques de restrictions des volumes à l'importation, les véhicules neufs à l'export ont également connu un recul, passant de 5.000 en 2016 à 2.800 en 2017. 
Quant aux passagers, leur nombre a augmenté en 2017 de 11 % pour atteindre 318.000 embarquants et débarquants confondus. 

Tunisie : le ro-ro poursuit sa croissance 

La Tunisie a généré en 2017 un volume de fret de 2,4 Mt, en hausse de 3 % par rapport à 2016. Un tonnage porté par les hydrocarbures liquides, en progression de 1 % à 690.000 tonnes. 
Les marchandises diverses ont augmenté de 5 %, à 1,650.000 t. À 7.800 EVP, le nombre d'EVP pleins à l'export a marqué une hausse de 3 %. Enfin, le ro-ro a enregistré une croissance de 6 % pour s'établir à 1.460 Mt. À l'import, la hausse s'est élevée à 9 %. À l'export, elle s'est chiffrée à 3 %. Le nombre de remorques s'est chiffré à 61.140 unités, soit 7 % de plus qu'en 2016. Toujours sur la Tunisie, à 242.675, le nombre de passagers est resté stable. 

Bond de 24 % pour le ro-ro 

Enfin, le Maroc a achevé l'année 2017 à Marseille sur un trafic total de 566.000 t, soit une hausse de 1 %. À elles seules, les marchandises diverses ont représenté l'an dernier 385.000 t. À 300.00 t, le conteneur a progressé de 24 %. 
À 23.000 unités, le nombre d'EVP pleins, qui a marqué une hausse de 23 % à l'import et de 13 % à l'export, a augmenté de 17 %. Les EVP reefer ont quant à eux enregistré une croissance de 26 %, portés par une augmentation des importations. La chef du département commercial du GPMM relève également de gros volumes de dattes à l'export. Un trafic atypique en provenance d'un autre pays du Maghreb où le port de Marseille joue le rôle de plateforme… 
Pour Fatiha Jaureguy, "la forte marge de progression sur les trois pays est très encourageante". Elle ajoute que l'offre ferroviaire actuellement en progression à Marseille-Fos vers l'Europe du Nord devrait bénéficier à l'évolution du trafic Maghreb.

Par Vincent Calabrèse - Source de l'article Lantenne

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