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vendredi 15 juin 2018

Retour sur le séminaire « Géostratégie alimentaire en Méditerranée : l'enjeu céréalier »

Le 23 mai dernier avait lieu une séance publique de l'Académie de l’Agriculture sur « la Géostratégie alimentaire en Méditerranée : l'enjeu céréalier », animée par Jean-Louis RASTOIN, professeur émérite à Montpellier Supagro et membre du Comité Scientifique de l’IPEMED.
L’événement a réuni des membres autant académiques que professionnels, dont :
  • Jean-Louis RASTOIN, en introduction,
  • Sébastien ABIS, Directeur du Club DEMETER, Chercheur associé à l’IRIS
  • Rémi HAQUIN, Agriculteur, Responsable du Conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer
  • Gilles KINDELBERGER, DG SENALIA, Rouen
  • Omar BESSAOUD, professeur d’économie agricole et rurale en Méditerranée au CIHEAM-IAM de Montpellier
  • Jean-Paul CHARVET, Membre correspondant de l’Académie de l’Agriculture, en conclusion.
Depuis un demi-siècle, les pays de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (ANMO) sont structurellement devenus des importateurs nets en céréales. En effet, entre les contraintes climatique, démographique, politique, foncière et économique, ces pays sont confrontés à des difficultés majeures de production et parallèlement à une augmentation significative de la demande en céréales.
Compte-tenu de l’insécurité alimentaire qui touche ces pays, il est utile et urgent de réfléchir à la conception et à la construction de systèmes alimentaires alternatifs pour contribuer aux objectifs de développement durable tels que définis par les Nations Unis.
L’événement s’est ainsi articulé autour de plusieurs points :
  • La France, 5ème producteur mondial de blé, est le 1er fournisseur des pays d’Afrique du Nord, grands consommateurs de céréales. Elle est toutefois concurrencée par de nouveaux acteurs, dont la Russie et l’Ukraine, produisant « plus et mieux ».
  • Face à cette concurrence, la filière céréalière française doit donc adopter de nouvelles stratégies en Méditerranée, dont :
  • L’entretien de relations de confiance avec ses partenaires traditionnels ;
  • Le besoin d’outils logistiques performants et compétitifs. Pour exemple, SENALIA, grand producteur céréalier, a ainsi diversifié ses activités en assurant toute la logistique et le stockage pour certaines agro-industries. Le groupe entend également étendre ses services à la zone méditerranéenne, et demain, africaine.
  • Troisième pays importateur dans le monde de blé après l’Egypte et l’Indonésie, l’Algérie dispose d’un rôle stratégique : le pays « écrase presque autant de blé français que la meunerie française, soit 4 Mt/an », d’après Rémi HAQUIN. De plus, l’Office algérien interprofessionnelle des céréales (OAIC) agit comme une véritable centrale d’achat et gère l’ensemble des accords passés entre l’Algérie et les pays exportateurs pour approvisionner le marché algérien.
 > Retrouvez les résumés des interventions, les PowerPoints diffusés et les photos de l’événement, sur le site de l’Académie de l’Agriculture :
Source de l'article IPEMED

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