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vendredi 15 avril 2011

Van Rompuy: "L'UE pourrait mieux aider les pays sud-méditerranéens"

Plus de 25.000 sont arrivés sur la petite île italienne de Lampedusa depuis le début de l'année. L'Union européenne pourrait aider davantage les pays du sud de la Méditerranée à faire face à l'immigration illégale, a affirmé mercredi à Nicosie le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy."

Je suis d'accord avec le fait que nous devons développer de nouveaux partenariats et améliorer ceux existants avec les pays du sud de la Méditerranée", a déclaré M. Rompuy à des journalistes, après une rencontre avec le président chypriote, Demetris Christofias. L'idée est notamment de mieux "coopérer dans le domaine de la lutte contre l'immigration illégale et le trafic des êtres humains".La pression migratoire est forte sur des pays comme la Grèce, l'Italie, l'Espagne et Malte, et les mouvements de contestation dans le monde arabe ont fait naître des craintes d'un afflux d'immigrés encore plus massif.

L'île de Chypre, bien qu'elle n'ait pas encore été affectée par les crises libyenne, tunisienne ou égyptienne, réclame une action plus efficace de l'Union européenne (UE) pour alléger le poids de l'immigration sur ces pays."Nous considérons la solidarité entre les Etats membres comme essentielle", de même que "la coopération entre l'UE et ses voisins du Sud" et "entre l'UE et les pays d'origine des demandeurs d'asile et immigrés clandestins", a déclaré M. Christofias. Le ministre italien de l'Intérieur Roberto Maroni a accusé lundi l'UE de manquer de solidarité avec l'Italie, en première ligne pour l'afflux de migrants illégaux en provenance de Tunisie ou de Libye. Plus de 25.000 sont arrivés sur la petite île italienne de Lampedusa depuis le début de l'année.

Le Conseil européen doit discuter des questions d'asile et d'immigration lors de sa prochaine réunion, le 24 juin. MM. Christofias et Rompuy ont également évoqué la situation en Libye."

Les réformes et le processus de transition sont des questions de souveraineté (...) et "il ne devrait pas y avoir d'intervention étrangère", a affirmé M. Christofias, au sujet des opérations conduites par l'Otan dans ce pays.

AFP & lalibre.be - 14 avril 2011

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