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jeudi 24 avril 2014

Résultats annuels : La Samir frappée par la baisse des marges dans la zone Méditerranée

Le secteur du raffinage dans le pourtour méditerranéen a connu un fléchissement des marges opérationnelles de 50%. Le raffineur marocain n’a pas été épargné et affiche des résultats en baisse.
Samir

Ralentissement de la demande et surcapacité de production ont marqué le secteur du raffinage dans le pourtour méditerranéen durant 2013. En conséquence, les marges de raffinage de référence ont perdu plus de 2 dollars par baril, soit une baisse de 50%, atteignant ainsi un des plus bas historiques, souligne le management de la Samir dans un communiqué de presse. 
Avant de poursuivre que la Samir a été affectée par cette crise structurelle du secteur. Ainsi, au terme de l'année 2013, le raffineur affiche un chiffre d'affaires en repli de 10,6% à 49,14 MMDH, pénalisé tant par le recul des cours au niveau international, de l’ordre de 6%, que par la baisse de 5,2% de ses volumes écoulés à 6.757.000 tonnes, notamment au Maroc avec -11,2%, non compensée par une hausse de 34% à 1.317.000 tonnes des ventes à l'export. La baisse des marges de raffinage en Méditerranée et le repli significatif de la contribution des stocks, passant de 765 MDH en 2012 à -1,84 MMDH en 2013, son résultat d'exploitation se déleste de 33,4% à 841,4 MDH. 
Par ailleurs, la mise en place de solutions financières alternatives, ainsi que l'amélioration par 5,5 fois des intérêts et autres produits financiers à 247,8 MDH ont permis au résultat financier d’atténuer son déficit, et de le faire passer de -665,7 MDH à -400,1 MDH. De son côté, le résultat non courant a profité de la non-récurrence de dotations non courantes de 101,3 MDH constatées en 2012, et passe de -109,7 MDH en 2012 à 3,6 MDH à fin 2013. Au final, la société voit sa capacité bénéficiaire diminuer de 8,6% à 320,2 MDH. Eu égard à ces résultats, son conseil d’administration envisage de proposer la distribution d’un dividende unitaire de 8 DH. En consolidé, Samir affiche un chiffre d'affaires de 49,22 MMDH, en baisse de 10,6% par rapport à 2012. Le résultat d'exploitation courant passe, par ailleurs, au rouge, se fixant à -58 MDH au lieu de 509 MDH un an auparavant. Cette situation découle de l’évolution défavorable des autres produits, notamment les variations de stocks, qui passent de 1,68 MMDH à -1,31 MMDH, et bien que le résultat financier consolidé ait vu son déficit allégé, le résultat net part du groupe s’est détérioré pour passer de -131 MDH à -327 MDH. 

Endettement en hausse
Pour sa part, l'endettement net consolidé augmente de 12,9% à 22,97 MMDH comparativement à fin décembre 2012, fixant son niveau de gearing à 372% contre 404,7% une année auparavant, dans le sillage de l'amélioration des capitaux propres du groupe, soulignent les analystes de BMCE Capital Bourse. Du côté des perspectives, le raffineur table sur une amélioration de la marge opérationnelle de 100 MUSD (soit 2 dollars le baril) suite au lancement d’un programme d’excellence, opérationnel en début d’année. Le management s’attend aussi à une augmentation des parts de marché de la société, profitant de la signature de contrats commerciaux avec les distributeurs locaux. D’ailleurs, ceux-ci précisent qu’une augmentation des ventes de l’ordre de 20% a été enregistrée sur le chiffre d’affaires du premier trimestre 2014. De même, l’année en cours devrait profiter du renforcement des capacités logistiques et de stockage, avec le lancement du terminal à Jorf Lasfar de 100.000 m3 en fin d'année et une amélioration de ses fonds permanents suite à la signature de contrats de financement avec des banques internationales. Pour sa filiale distribution SDCC, le management compte acquérir une part de marché de 10% à l'horizon 2016.

Résultats mitigés pour les filiales de Samir
À fin 2013, les filiales spécialisées du groupe Samir affichent des performances évoluant différemment. Ainsi, Salam Gaz, opérant dans le domaine de l'emplissage des gaz de pétrole liquéfié (GPL) affiche une baisse de 5% de son chiffre d’affaires à 5,31 MMDH et un résultat net en repli de 12% à 148 MDH. Somas, opérant dans le domaine de l'emplissage des GPL, connaît, elle aussi, des résultats en repli. Son chiffre d’affaires recule de 6% à 185 MDH et son résultat net de 26% à 69 MDH. De son côté, le spécialiste du stockage et de la distribution TSPP a connu une progression de ses revenus de 26% à 61 MDH. Enfin, SDCC, la filiale distribution, a généré des revenus de l’ordre de 64 MDH au dernier trimestre de 2014, suite au lancement de son activité durant la même année.

Source de l'article Leseco

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