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mercredi 13 novembre 2013

Efficacité énergétique Les défis de la ville durable

Aujourd’hui au Maroc, il existe des villes qui ont joué la carte du développement durable et par conséquent mènent des projets pilotes dans différents secteurs : déchets, éclairage public, transport propre, etc. 

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Comme la facture de l’éclairage public représente jusqu’à 25% du budget des communes, certaines villes ont jugé indispensable de lancer des projets durables en matière notamment d’éclairage public. Ce projet a été initié grâce à une approche participative réunissant plusieurs acteurs : élus, associations, université, conseil régional, secteur privé, etc. 
La gouvernance participative reste la clé pour réussir le passage à un nouveau mode de production et de consommation. «Notre objectif a été de stabiliser la facture énergétique, car aujourd’hui le gaspillage n’est plus permis. Dans ce sens, nous allons réaliser un plan lumière dans notre ville. Pour sa part, la société civile est engagée dans ce projet via des associations de quartiers», a souligné Mohamed Akhdaich, vice-président de la commune urbaine d’Agadir, lors de colloque organisé sur le thème «Quelles villes durables pour la Maroc ?» à l’occasion de la 5e édition du Salon Pollutec Maroc qui s’est déroulé dernièrement à Casablanca. 
Les stratégies qui visent à accompagner les élus qui se ont engagé leur ville dans une vision durable existe, notamment le projet initié par l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ADEREE), «Jihatinou» qui signifie ma région en arabe et tamazigh. «Le projet “Jihatinou”, c’est la stratégie énergétique nationale déclinée en régions pour des villes ayant un engagement fort en matière de développement durable (traitement des déchets, mobilité urbaine, etc.) disponibilité à avoir des équipes énergies engagées. Actuellement, nous menons ce projet dans trois villes : Chefchaouen, Oujda et Agadir. Ces trois cités doivent parrainer deux ou trois communes rurales», a souligné Abdelali Dakkina, directeur du pôle de la stratégie et développement à l’ADEREE.
Pour Michèle Pappalardo, fédératrice française du «Mieux vivre en ville», nommée par le ministre français du Commerce extérieur, «la ville durable signifie une cité attrayante tout en améliorant les conditions de vie de ses habitants.» «Comment rendre la ville désirable ?», s’est-elle interrogée. «En utilisant les nouvelles technologies de l’information et communication qui rendent de grands services aux habitants. Il faut aussi mettre en place un système performant en matière de consommation des ressources naturelles. 
Sur ce registre, nous devons par exemple utiliser le système de freinage du tramway pour produire de l’électricité. Par ailleurs, cette approche ne peut réussir sans une gouvernance participative», a-t-elle répondu. Pappalardo représente Vivapolis, une structure qui fédère des entreprises françaises pour proposer à leurs clients étrangers une offre globale.
Dominique Campana, directrice de l’action internationale de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), ne pense pas autrement. «En France, nous sommes passés de l’approche sectorielle (déchets ou air) à une approche globale selon les accords du Grenelle de l’environnement qui imposent à chaque ville de plus de 50 000 habitants d’élaborer un plan climat-énergie.» 
Le Salon Pollutec Maroc a accueilli plusieurs exposants. Bio Volta, une société composée d’architectes italiens, propose des projets écologiques futuristes. Cette entreprise propose des projets modulaires en bois et équipés de machines de compostage des déchets fonctionnant à l’énergie solaire. «Lorsque les poubelles sont pleines, un signal se déclenche pour demander aux camionneurs de venir les vider. Il y a aussi des stands modulaires ressemblant à un petit garage pour garer la voiture et qui peuvent servir aussi à la campagne pour couvrir les machines agricoles», a souligné Alberto Filippi, directeur exécutif de Bio Volta Energy designers. Et d’ajouter : «Nous pouvons également proposer de construire de petites maisons comme des bungalows près des plages dans les campus universitaires. D’autre part, nous sommes à la recherche d’agents de vente de ces produits au Maroc et nous pensons même les produire ici au Maroc. Notre objectif, c’est d’ouvrir un bureau au Maroc comme nous l’avons déjà fait à Istanbul».
Autre exposant présent, Said Bourabaa, gérant de la société de récupération, de recyclage et de valorisation de déchets industriels, Recy Bup, qui dit travailler notamment pour la grande distribution en mettant à sa disposition de grandes bennes pour récupérer les produits alimentaires périmés pour les déposer ensuite dans des décharges publiques contrôlées.
Quant à Roula Khadra de l’Institut agronomique méditerranéen de Bari en Italie, elle est venue faire la promotion de l’Accord de programme-cadre, initiée dans le cadre d’un projet de la coopération décentralisée italienne dans trois pays : Maroc, Tunisie et Égypte. «Notre programme traite notamment de la capitalisation des ressources humaines, de la réutilisation des eaux usées dans l’agriculture», a conclu Mme Khadra. 

Conférence à Rabat pour le développement durable

Après le large succès remporté par le Forum de Paris – Casablanca Round, devenu un rendez-vous économique et une plateforme de débats de référence, la capitale du Royaume s’apprête, à son tour, à abriter un événement de grande envergure : la Conférence de Rabat pour le développement durable, les 13 et 14 novembre 2013.
Initiée par Albert Mallet, cette rencontre aura lieu à Rabat, en partenariat avec l’Union pour la Méditerranée et la ville de Rabat. L’édition 2013 de la Conférence de Rabat pour le développement durable se déroulera sur le thème de la Méditerranée. Plus de 400 participants sont attendus à cette conférence. 
Quatre séances plénières occuperont la journée du 14 novembre : stratégies urbaines en Méditerranée – choix énergétiques et stratégies d’investissement ; développement durable des zones rurales en Méditerranée-quelles pistes d’action? ; développement des énergies vertes en zone Méditerranée-ambition et stratégie et développement durable, dynamiques économiques et évolution des modèles entrepreneuriaux.

Source de l'article Le Matin

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