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jeudi 14 novembre 2013

Séminaire à Tunis sur les instruments européens de protection des droits de l’Homme

Un séminaire sur les instruments de protection des droits de l’Homme a été ouvert, lundi matin, à Tunis, en présence d’une pléiade de responsables et d’experts tunisiens et européens dans le domaine des droits de l’Homme.
Ce séminaire, organisé conjointement par la délégation de l’Union européenne en Tunisie et le ministère des droits de l’Homme et de la justice transitionnelle, se poursuivra deux jours durant (11 et 12 novembre).
«L’actuel séminaire, fait suite à la visite d’une semaine effectuée par une délégation de cadres du ministère des droits de l’Homme et de la justice transitionnelle à Paris, couronnée par un fructueux échange sur les besoins en formation en matière de droits humains et de justice transitionnelle» a souligné le responsable au sein de la direction générale des droits de l’Homme au conseil de l’Europe, Markus Jaeger.
Intervenant à l’ouverture des travaux, M.Jaeger a fait savoir que la première responsabilité quant à la mise en œuvre des droits de l’Homme revient aux gouvernements et ce, en raison des obligations que les Etats ont contractées en ratifiant les traités et les pactes dans le domaine des droits de l’Homme.
Cette responsabilité en tunisie, a-t-il précisé est confrontée à une multiplicité de défis, à savoir: le triptyque de la justice, l’aspiration au respect des droits de l’Homme et de la mise en œouvre du principe de l’effectivité du droit et les droits économiques, sociaux et culturels. De son côté, le ministre des droits de l’Homme et de la justice transitionnelle, Samir Dilou a noté que « la constitution européenne, constitue un modèle à suivre tant sur le plan politique et socio-économique, que celui des droits de l’homme.
« La période de transition démocratique en tunisie, a-t-il ajouté, est « ouverte à tous les espoirs mais également à toutes les craintes ». « Et pour cause, les expériences vécues par les peuples ayant connu des révolutions ont démontré que construire une démocratie est plus difficile que de faire tomber une dictature » a-t-il relevé.
De con côté, l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union Européenne, Laura Baeza a affirmé que «La protection des droits Humains et la lutte contre la torture et toutes les formes de discrimination figurent au premier plan des priorités du partenariat entre la Tunisie et l’Union Européenne, ».
«Que de chemin parcouru depuis 2011 en Tunisie, où le terme même de droits de l’Homme était tabou », a fait remarquer Mme Baeza, faisant référence aux avancées réalisées en matière de promotion et de protection de la liberté d’expression et de lutte contre la torture.
Source de l’article Directinfo Webmangercenter

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