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mardi 23 avril 2013

La sauvegarde des oasis en question


Les 23 et 24 mars se déroulait à Zarzis-Djerba (Tunisie) une Rencontre internationale pour la sauvegarde des oasis : terres et vies oasiennes au défi du changement climatique, organisée par le Raddo (réseau associatif de développement durable des oasis).

A l’issue de ces rencontres, les participants ont approuvé la rédaction d’un  "manifeste international pour la sauvegarde des oasis et la vie oasienne" qui a été lu et distribué au cours du Forum Social Mondial qui s’est tenu du 26 au 30 mars dernier à Tunis.

Ce sont plus d’une centaine d’acteurs venus de 15 pays et qu’ils soient agriculteurs, scientifiques, représentants d’associations de développement, de collectivités locales et nationales, ou bailleurs de fonds, tous étaient réunis pour tenter de sauver les écosystèmes oasiens. Car le constat est sans appel, les oasis et leur population sont gravement menacés par l’évolution des sociétés et des marchés ainsi que par le changement climatique.

Des crises successives
Les participants s’insurgent contre cette « fatalité » tout comme ils condamnent fermement les actions illicites commises sur les palmiers et le puisage de l’eau. Certes les oasis doivent faire face à des crises environnementales, économiques et sociales mais depuis des siècles, véritables sentinelles de la désertification, ces mêmes oasis se sont toujours adaptées aux contraintes et changements majeurs.
Aussi les signataires lancent-ils un appel insistant pour l’ouverture d’un dialogue participatif à l’échelle nationale et internationale en vue de « la mise en place de politiques publiques appropriées et cohérentes de la sauvegarde des oasis ».

Les solutions existent…
Dans un premier temps, « le décloisonnement des approches sectorielles inadaptées à la complexité des écosystèmes oasiens » est vivement  souhaité.
•   L’agriculture oasienne doit être considérée sous l’angle de sa multifonctionnalité et des services rendus à l’écosystème comme au système social dans son ensemble
•   L’économie de l’eau et l’arbitrage de ses usages sont indispensable au maintien des oasis
•   Les terroirs oasiens offrent un important potentiel de productions originales et de qualité et imposent un schéma de valorisation incluant tous les produits et services.
•   Un appel particulier est lancé à la recherche agronomique (institutions nationales et internationales) pour œuvrer au transfert des connaissances, l’adoption de modèles participatifs, transdisciplinaires et collaboratifs en soutien aux initiatives des acteurs de terrain

Source de l’article le CIRAD
Plus d’information : Lemanifeste international

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