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mercredi 25 novembre 2015

Méditerranée : l’or bleu sous pression

Les changements climatiques vont peser sur les ressources en eau en Méditerranée. Une meilleure gestion de ces ressources pourrait permettre de faire face aux besoins.

L'or bleu doit être préservé (photo C.Garcia)

L’eau est le principal vecteur par lequel le changement climatique va impacter les populations. C’est vrai à l’échelle de la planète, ça l’est plus encore en Méditerranée, en particulier pour les pays situés au Sud et à l’Est. Dans une région qui ne dispose que de 3% des ressources en eau mondiales mais accueille 7% de la population, la demande en eau devrait continuer à croître. 

Les projections du Plan Bleu à l’horizon 2025 évaluent à + 18% en moyenne, + 30% pour les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée, la hausse des besoins alors que les ressources en eaux renouvelables baisseront (- 20% d’ici à 2025) en raison du réchauffement climatique. La croissance démographique accentue un taux d’urbanisation, déjà supérieur à la moyenne mondiale - il est de 67% pour les pays du sud et de l’est de la Méditerranée - et fragilise les zones côtières, en première ligne pour recevoir ces afflux de populations. S’y ajoute un contingent toujours plus important de touristes. Ils étaient 283 millions en 2011 et pourraient atteindre les 500 millions en 2030. 

Les infrastructures nécessaires au traitement de l’eau ne sont pas au rendez-vous, 22,6 millions d’habitants n’ont pas accès à l’eau potable en Méditerranée, 20,6 millions ne disposent pas d’équipements sanitaires. 


Agir sur la demande en eau

Face à la raréfaction des ressources, seule une optimisation de la demande pourrait réduire la consommation de l’or bleu. Un objectif d’économie de 25% de consommation d’eau est envisageable à l’horizon 2025 selon les études du Plan Bleu. « La gestion des ressources en eau doit être au cœur des politiques d’adaptation au changement climatique. C’est l’un des enjeux de la Stratégie Méditerranéenne de Développement Durable (SMDD) en cours de révision » précise Céline Dubreuil-Imbert , chargée de programme au Plan Bleu.

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