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dimanche 29 novembre 2015

Union pour la Méditerranée : Seuls les projets structurants peuvent renforcer l’intégration et la cohésion régionale en Méditerranée

Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Abdelhamid Sennouci Bereksi, a souligné jeudi à Barcelone que seuls les projets structurants, tels que les infrastructures à vocation régionale, sont à même de renforcer l'intégration et la cohésion régionale en Méditerranée, a-t-on appris de source diplomatique. 

Lors d'une réunion informelle, tenue à huis clos et regroupant les représentants des pays membres de l'Union pour la Méditerranée (UPM), M. Sennouci Bereksi, a, notamment soutenu que "seuls les projets structurants, tels que les infrastructures à vocation régionale, sont à même de renforcer l'intégration et la cohésion régionale en Méditerranée et d'offrir à nos populations des perspectives claires et prometteuses", selon la même source proche du dossier. 
Après avoir salué les efforts de l' "UPM traduits par la labellisation de plusieurs initiatives et projets", le responsable algérien a énuméré les initiatives et projets, notamment "la station de dessalement d'eau à Ghaza, pour lequel l'Algérie à apporté un appui et une contribution financière ainsi que l'autoroute trans-maghrébine, qui une fois parachevée, servira le projet d'intégration maghrébine", ce qui s'inscrit, selon les observateurs, au cœur des efforts du développement de la rive sud de la Méditerranée. 
M. Sennouci Bereksi a également cité "les deux gazoducs avec l'Europe, réalisés par l'Algérie, via deux pays voisins, et les projets d'une autoroute trans-saharienne et de fibre optique ainsi que du projet du gazoduc avec le Nigeria." Dans ce contexte, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères a exprimé le souhait que "la nouvelle Politique européenne de voisinage (PEV) soit adaptée, globale, inclusive et complémentaire à la coopération bilatérale et régionale". 
Concernant le phénomène de la migration qui a atteint son paroxysme ces derniers mois, à cause des conflits qui sévissent dans la région méditerranéenne, M. Sennouci Bereksi a affirmé que la politique migratoire nécessite une "approche globale et intégrée, qui concilie, à la fois, le respect de la dignité humaine, la lutte contre les réseaux criminels de la traite humaine et le renforcement de la coopération au développement entre les pays d'origine, de transit et de destination". "Elle passe également par la résolution des conflit en Syrie et en Libye", a-t-il soutenu. 
M. Sennouci Bereksi a, toutefois, regretté le fait qu'"après deux décennies de partenariat dans le cadre du Processus de Barcelone et puis dans le cadre de l'UPM, aucun progrès notable n'a été enregistré concernant le conflit au Moyen-Orient."Une vingtaine de ministres et de ministres délégués ont pris part à cette réunion informelle co-présidée par le chef de la diplomatie jordanienne, Nacer Judeh, et la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

Le président du CNES participe, à Barcelone, à la conférence de l’Union pour la Méditerranée

M. Mohamed-Séghir Babès, Président du Conseil national économique et social vient de participer à Barcelone à la conférence de l’UpM, organisée à l’occasion du vingtième anniversaire du lancement du processus de Barcelone, et placée sous l’intitulé générique éDes défis aux opportunités: pour un agenda commun du développement en Méditerranéeé. 
Cette conférence a vu la participation d’éminentes personnalités issues des pays membres de l’UPM, et/ou Hauts responsables représentant diverses institutions et organisations régionales, incluant les institutions financières internationales. Les débats ont eu lieu au sein de trois panels thématiques, le président du CNES ayant eu à conduire et à modérer ceux du deuxième panel, portant sur le développement durable. Dans son propos introductif M. Mohamed-Séghir Babès, a rappelé qu’au lendemain de l’adoption de l’agenda mondial post 2015 pour le développement et à la veille de la conférence internationale sur les changements climatiques COP 21, la région méditerranéenne fait face à des défis grandissants pour la construction d’un avenir durable, rappelant au passage certains indicateurs relatifs aux segments les plus révélateurs des fractures qui placent la rive Nord et la rive Sud de la Méditerranée dans des asymétries difficilement réductibles. 
Dans le même temps cependant, et rappelant les exigences s’attachant à la définition d’un agenda commun pour le développement de la région, le président du CNES a dressé les contour d’une plateforme emportant défis communs, défis qui appellent, de toute nécessité, la codification des termes de référence d’une feuille de route partagée autour d’une série de fondamentaux. 
Il en va ainsi des problèmes de compétitivité, de désindustrialisation, d’employabilité des jeunes à travers le réajustement des filières de formation, de la préservation/valorisation des actifs environnementaux, de la réduction des iniquités territoriales, de l’implication effective des citoyens dans la gestion des affaires de la Cité et de la consécration de l’objectif d’inclusivité, 
Comme objectif clé. /1 est, enfin, à noter que, en marge des travaux des panels, le président du CNES a eu des rencontres et des échanges particuliers, notamment avec le Secrétaire général de l’UpM, M. Fathallah Sijilmassi, ainsi qu’avec Mr. Yigit Alpogan, secrétaire général. adjoint de l’UpM, chargé des Transports et du Développement urbain et Mme Teresa Ribeiro, secrétaire générale adjointe de l’UpM, en charge de l’Energie.

Source de l'article El Moudjahid

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