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mercredi 13 avril 2016

Les liaisons maritimes de l’Algérie dans l’espace Euro – Méditerranée : réalités et perspectives

95 % du commerce extérieur de l’Algérie emprunte la voie maritime, tandis que l'horizon marin principal du pays est l’espace euro-méditerranéen. Malgré la proximité géographique, ces routes coûtent cher, restent peu intégrées et se trouvent en décalage croissant par rapport aux opportunités offertes par la rive Nord. 

5599052684_6cc2599bd3_bNéanmoins, les projets de développement de la capacité portuaire, des autoroutes de la mer et des infrastructures de transport terrestres esquissent une nouvelle géographie des routes maritimes. 

Mais cette stratégie sera-t-elle suffisante pour permettre aux ports algériens de s’adapter à la restructuration du réseau maritime global et de se brancher à la nouvelle dynamique logistique qui se dessine dans l’espace euro méditerranéen ?

L’article traite des lignes régulières des marchandises diverses conteneurisées.

Introduction

1. L’Algérie possède une façade maritime de 1200 km et les pays de l’Europe du Sud sont les principaux partenaires commerciaux de l’Algérie, eu égard à leur proximité géographique. Tandis que la concentration des routes maritimes sur cette façade suggère un certain niveau d'intégration économique et commerciale, la mer Méditerranée joue plus un rôle de barrière que d’interface. 
Ceci s'explique, dans le cas algérien, par une mauvaise performance des ports qui constituent autant d'obstacles à la fluidité de la chaîne de transport dans son ensemble : « L'espace maritime se comprend de moins en moins en lui-même. Il est désormais ouvert aux jeux d’acteurs terrestres et maritimes qui l’intègrent à un vaste espace homogène de circulation. » (Frémont, 1996). 
En effet, les routes maritimes doivent être appréhendées sous l'angle multimodal comme le montre une étude récente de la façade méditerranéenne européenne (Siarov, 2004). 
Or les concepts-clés de l’approche multimodale, comme la pluralité des itinéraires et la combinaison des modes, ne sont pas encore applicables à l'Algérie pour plusieurs raisons dont la faiblesse des interconnexions routières et ferroviaires, la fragmentation des territoires étatiques au Maghreb et l’obligation d'utiliser les ports nationaux. 
Cet article propose d'appréhender essentiellement l’itinéraire maritime reliant l'Algérie à ses partenaires commerciaux méditerranéens tout en tenant en compte des évolutions en cours visant à insérer davantage les ports dans une chaîne logistique plus complète.
Figure 1 : la desserte maritime française conteneurisée assurée par la compagnie CMA-CGM

2. Les nombreux projets en cours de réalisation (autoroute maritime, autoroute maghrébine, lignes ferroviaires électrifiées, investissements portuaires, partenariats public-privé) devraient permettre de promouvoir l’intermodalité tout en améliorant la desserte maritime des ports. 
La planification de l’infrastructure de transport se fait dans une perspective de réseau et l’objet de cet article est de dresser l’état des lieux et l’impact de cette nouvelle stratégie sur la géographie des routes maritimes.

Suite de l'article sur TEM Revue

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