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dimanche 22 janvier 2017

L’accord d’association Algérie – UE ne sera pas renégocié

L’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne ne sera pas renégocié. C’est ce qu’a affirmé, mercredi 18 janvier, le chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie, John O’Rourke, dans un entretien accordé à la chaîne télévisée El Djazaïria.
John O’Rourke, chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie, 
« Est-ce que l’accord d’association sera renégocié ? Non, et ça c’est une position assez clairement transmise par la partie algérienne », a déclaré O’Rourke, précisant que « l’Algérie ne voit pas la nécessité de renégocier l’accord ». Selon le chef de la délégation européenne, « c’est principalement une question de voir qu’est-ce que nous pouvons faire ensemble de sorte à tirer le maximum de profit pour le développement économique de l’Algérie ».

La Direction des recouvrements des Douanes avait annoncé ce lundi que le manque à gagner en droits de douane, du fait de l’accord d’association avec l’Union européenne, s’élève à 700 milliards de dinars, soit près de 7 milliards de dollars, depuis 2005. Pour la seule année 2016, les pertes se chiffrent à 120 milliards de dinars, après un montant de 140 milliards en 2015.

Pour John O’Rourke, « on ne peut pas réduire même les questions économiques simplement à la question des échanges commerciaux. Évidemment, l’Europe a un intérêt à vendre ses produits en Algérie puisque c’est générateur de profit et de travail dans l’Union européenne. Mais quel est le sens d’essayer d’avoir ces échanges commerciaux si le partenaire devait être faible économiquement ? Donc, notre intérêt principal dans cette relation c’est d’avoir un partenaire fort qui se développe bien et qui est économiquement et politiquement solide », a expliqué le chef de la délégation de l’UE, ajoutant que « c’est seulement sur la base d’une telle relation qu’on peut bâtir une relation qui, durablement, va générer des profits commerciaux et politiques pour les deux côtés ».

Le chef de la délégation de l’UE reconnait cependant que des efforts « de part et d’autre » devront accompagner l’accord d’association pour « diversifier l’économie algérienne, réduire sa dépendance aux hydrocarbures et stimuler la compétitivité de son économie et les échanges commerciaux ».

Par Yacine Babouche - Source de l'article Tsa Algérie

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