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dimanche 1 décembre 2013

Investissements directs étrangers Le Maroc a pu capter 120 projets en 2012

Le Maroc se place en bonne position dans le pourtour méditerranéen en termes d’attrait d’investissements directs étrangers (IDE) en 2012, selon le dernier rapport de l’observatoire Anima-MIPO. 

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Intitulé «les pays émergents investissent la Méditerranée», le rapport qui dresse un bilan 2012 de l’attractivité des pays méditerranéens en matière d’IDE classe le Maroc en 5e position avec des flux d’IDE de 2,33 milliards d’euros, derrière notamment l’Algérie (4,49 milliards), l’Égypte (7,68) et la Turquie (12,7). Le montant des flux d’IDE au Maroc annoncé par Anima est en hausse par rapport à celui annoncé récemment par la Cnuced (2,2 milliards d’euros). Explication : «Il s’agit des investissements annoncés l’année où le promoteur du projet médiatise ou valide le projet, lequel sera réalisé cette même année ou les années suivantes», précise Anima. 
Ainsi, de 2003 à 2012, le Maroc a pu attirer 25,2 milliards d’euros d’IDE annoncés dans la région, loin derrière la Turquie (105,18 milliards d’euros). La Turquie reste, en effet, le leader incontesté de la région. Le pays attire en 2012 près d’un tiers des investissements étrangers destinés aux pays de la région. Par ailleurs, le pays renforce de surcroit son influence économique sur les pays sud-méditerranéens, les investisseurs turcs y ayant annoncé 10 projets d’IDE en 2012, dont 2 au Maroc.


Au niveau de l’Afrique du Nord, «avec près de 9 milliards d’euros d’IDE annoncés, le Maghreb flirte avec ses plus hauts niveaux historiques, en particulier grâce aux bons chiffres de l’Algérie, qui pèse pour plus de la moitié du total», note Anima. De leur côté, le Maroc et la Tunisie attirent respectivement 120 et 74 projets en 2012 sur les 645 projets de la région, «des niveaux parmi les plus élevés de la décennie», tient à rappeler le rapport. L’augmentation des montants annoncés souligne donc une reprise des projets de grande ampleur (36 millions d’euros en moyenne pour un projet d’IDE en 2012 contre 17 millions en 2011). 
«Le Maroc affiche un résultat plus que satisfaisant, avec des intentions d’investissement qui doublent entre 2011 et 2012 (en montants) et un nombre de projets qui se stabilise au‐dessus de la centaine. Fortement affecté par la crise de l’euro (75% des investisseurs étrangers sont européens), le pays avait enregistré une baisse continue des intentions d’investissement depuis 2009. Il récupère ainsi en 2012 les niveaux d’annonces de 2008», déclare Anima.

Par secteur, le Maroc poursuit résolument son développement dans les secteurs aéronautique et automobile. Les sous‐traitants et équipementiers continuent d’affluer, au rythme d’une vingtaine d’annonces d’implantation par an depuis 2011, dans les zones franches de Tanger, Kénitra, Nouaceur ou près de Casablanca. Les IDE sont également en forte croissance dans l’énergie. 
La plus grande centrale CSP du monde a été attribuée en septembre 2012 au saoudien Acwa et les premiers projets éoliens ont été remportés par GDF Suez (Tarfaya), Mistsui & EDF (Taza). Par ailleurs, le secteur banque, assurances et autres services financiers a pu capter 474 millions d’euros d’investissements. Suivent les secteurs du tourisme et restauration (69 millions d’euros) et le BTP, immobilier et infrastructures (66 millions d’euros).

Si l’année 2012 a été un bon cru pour le Maroc en termes d’attrait d’IDE, cela a pu être réalisé grâce à une stratégie de promotion agressive de l’Agence marocaine de développement des investissements (AMDI), selon Anima. Ainsi, il y a eu l’intégration de nouveaux secteurs prioritaires de développement dans la stratégie de promotion des IDE de l’AMDI (produits pharmaceutiques, chimie, métaux et industries de l’acier). 
Il y a eu également l’adoption d’une stratégie d’attraction des investisseurs de nouveaux pays, en ouvrant des bureaux de représentation à New York et Abu Dhabi. Enfin, l’AMDI a développé un service d’after care, afin d’encourager le réinvestissement des entreprises étrangères déjà établies dans le pays. Des efforts de promotion ont donné leurs fruits, «puisque le Maroc a été classé en 2012 par FDI Intelligence, deuxième pays africain le plus attractif économiquement après l’Afrique du Sud», rappelle Anima.

Les 3 plus grosses annonces d’IDE en 2012
La palme du plus gros investissement en 2012 revient au groupe saoudien Acwa. Ce dernier a remporté un contrat pour la construction de la centrale thermosolaire de 160 MW à Ouarzazate. Montant de l’opération : 618,5 millions d’euros. La 2e place revient à la prise de participation de Danone à 67% dans la Centrale Laitière pour 550 millions d’euros. Enfin, la 3e plus grosse opération concerne GDF Suez/International Power. Le groupe français construit une centrale éolienne de 300 MW à Tarfaya via TAREC, sa joint-venture avec le groupe marocain Nareva. Le montant de l’opération représente 179 millions d’euros.

Par Mohamed Amine Hafidi - Source de l'article Le Matin

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