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mardi 27 juin 2017

Chômage en Tunisie: Engagement de l’UE dans les régions reculées

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Un tunisien sur sept, âgé de 15 à 29 ans est au chômage, indique un rapport de l’Union Européenne (UE). Face à cette situation, l’UE a entrepris des programmes ambitieux, dont l’objectif est d’appuyer la Tunisie pour enrayer ce fléau.

La Tunisie a, donc, bénéficié de plusieurs programmes de soutien européen dont le projet «UE Emploi Sud Tunisie» lancé en 2014.

Ce projet permet d’aider les jeunes à trouver un emploi et à sortir du chômage.

Avec un budget de 492 mille euros, le projet UE Emploi Sud Tunisie a contribué à améliorer la vie de plus de 500 personnes dans 3 régions fortement touchées par le chômage : Médenine, Zarzis et Beni Khedache.

Selon Kamel Ellefi Coordinateur de projet à l’Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier (IAMM) et Zied AHMED Chargé de projets à l’IAMM, des coopératives partenaires du projet en question, ont proposé des candidats sérieux qui aspirent à créer leurs propres projets et développer leur région. On citera dans ce sillage AL-ROUKI, AL-NAJAH et AL-INTILAKA

Les régions du sud de la Tunisie sont des régions agricoles par excellence. Zarzis est la première délégation au Gouvernorat de Médenine en termes de production d’huiles d’olives. Toutefois, les agriculteurs de cette région souffraient du manque d’ouvriers agricoles, chose qui les a incités à faire appel à des professionnels d’autres régions.

Un manque énorme de main d’œuvre que l’UE Emploi Sud Tunisie a tenté de contrer en formant 180 habitants de la région ce qui leur a permis d’avoir un revenu stable et aux agriculteurs d’économiser de l’argent.

Depuis novembre 2014 et jusqu’à la fin du mois d’avril 2017, 50 projets ont été créés par les jeunes dont 36% par des femmes et 64% par des hommes dont 26% des diplômés. 94% sont aujourd’hui en activité.


L’UE a permis, ainsi, à de nombreux porteurs de projets de réaliser leur rêve et d’avoir leur propre source de revenu pour une vie meilleure.

Ceci leur a, également, permis de contribuer à solutionner des problèmes déjà existants, dans ces régions défavorisées notamment les formations dispensées sur place aux agriculteurs.

A Médenine, par exemple, il n’existe qu’un seul centre dédié aux formations. Celui d’El Fjé. Pour y arriver des agriculteurs étaient contraints de faire des périples exténuants qui s’ajoutaient aux procédures de demande de crédits et les tracasseries administratives à accomplir.

L’UE aide, ainsi, les jeunes diplômés dans l’incapacité de décrocher des crédits en leur octroyant deux ou quatre mille dinars.

Selon les jeunes bénéficiaires de cet apport financier, ce projet a métamorphosé leur vie.

Hanen Bahafa technicienne préparatrice de pharmacie à Zarzis, explique à Highlights qu’avant ce projet, elle était au chômage. Un chômage que les emplois trouvés dans la capitale n’arrivaient pas à faire oublier en raison des très faibles revenus qui ne lui permettaient pas de joindre les deux bouts.

Elle décide alors de tenter l’expérience de l’aide européenne. Une expérience qu’elle qualifie aujourd’hui de fructueuse. Elle gagne sa vie aujourd’hui grâce à l’élevage.

Afifa Zammouri de Béni Khedache, titulaire d’une maitrise en mathématiques, est au chômage depuis 5 ans, elle a multiplié les petits jobs avant d’être contactée par la coopérative partenaire du projet de l’UE. Afifa tente cette chance et bénéficie de multiples formations qui l’ont initiée au monde de l’agriculture et de l’élevage. Aujourd’hui, elle gagne bien sa vie et aspire à un avenir meilleur.

Ce projet a transformé la vie d’une cinquantaine de personne en leur rendant confiance en eux et en des lendemains meilleurs.

Ainsi le mirage de l’immigration, souci majeure pour l’UE et pour la Tunisie, s’est dissipé pour ceux qui ont tenté ces expériences fructueuses.

Un problème partagé par la Tunisie et les pays européens, où ces jeunes diplômés affluent dans l’espoir d’y trouver un travail.

Même si ce projet touche à sa fin, les coopératives seront toujours là pour venir en aide aux demandeurs d’emploi.

Par Ibtissem Zakia Ben Abdallah - Source de l'article Highligths

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