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dimanche 16 octobre 2016

Roadshow à Washington : La Tunisie point d’entrée en Europe et en Afrique

Compte-rendu du roadshow organisé par le gouvernement tunisien à Washington DC. pour présenter la conférence internationale sur l’investissement Tunisia 2020.

roadshow-washington

Le ministre tunisien du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi, est arrivé à Washington DC, le 5 octobre, pour promouvoir l’investissement en Tunisie et la conférence internationale de l’investissement Tunisia2020 qui aura lieu le 29 et le 30 novembre 2016.

En plus des réunions d’automne du FMI et de la Banque mondiale, cette visite à Washington, s’inscrit dans le cadre d’une série de roadshows pour laquelle la capitale des Etats-Unis fut la première étape.

Des investisseurs potentiels de gros calibres

L’association Tunisian American Young Professionals, guidée dans cet effort par son fondateur et président du conseil Mohamed Malouche, et en en partenariat avec l’ambassade de Tunisie aux Etats-Unis, a joué un rôle clé en aidant la délégation à tirer le plus grand bénéfice de son séjour à Washington DC.

Ainsi, le vendredi 7 octobre, M. Malouche a animé une conférence qui a réuni un panel composé du M. Abdelkefi; Fayçal Gouia, ambassadeur de la Tunisie aux Etats-Unis; Marie-Françoise Marie-Nelly, directrice de la zone Maghreb/Malte à la Banque Mondiale; Scott Eisner, président du Centre d’affaires américano-africain à la Chambre de Commerce des Etats-Unis (qui compte 3 millions de membres); Joumana Cobein, chef de bureau à l’International Finance Corporation pour le Maghreb, et Thomas Mcginty, sous-secrétaire adjoint pour le commerce international au département américain du Commerce.

Cette conférence, qui a attiré plus de 80 investisseurs potentiels de gros calibres, des partenaires et les médias, était la plate-forme idéale pour présenter les avantages de l’investissement en Tunisie aujourd’hui : nouveau code de l’investissement simplifié et mis à jour, mécanisme de suivi rapide pour les projets de développement majeurs à potentiel d’emploi élevé et engagement explicite du nouveau gouvernement de lutter contre la corruption sur tous les niveaux.

Outre ces développements récents, la capacité prouvée de la Tunisie de résoudre les conflits par le dialogue pacifique, sa main-d’œuvre hautement qualifiée et compétitive, son statut de pays arabe le plus avancé en matière de droits de la femme, et son emplacement idéal pour l’expansion vers les marchés européens, africains et arabes ont également été mis en évidence.

La conférence a également été l’occasion pour les représentants de la Tunisie de parler des défis auxquels le pays doit relever pour faire face au ralentissement économique et aux menaces sécuritaires, et de développer les solutions en cours de mise en oeuvre.

L’une des principales approches mise en évidence par M. Abdelkefi était celle de ce nouveau gouvernement valorisant la communication et l’ouverture concernant la situation économique et financière.

L’ambassadeur Gouia a, de son côté, attiré l’attention sur le potentiel en Tunisie inexploité par les entreprises américaines, et a également souligné que les bénéfices des premiers entrants sont certes exceptionnels, mais qu’ils ne dureront pas. Il a expliqué que seulement 66 entreprises américaines opèrent en Tunisie contrairement aux 3000 européennes. «Les États-Unis peuvent faire mieux et plus», a-t-il lancé. Il a en outre mentionné que toutes les politiques et les réformes économiques récentes effectuées sous ce gouvernement jeune sont orientées vers la création d’emplois et d’opportunités pour les 350.000 diplômés-chômeurs Tunisiens. «Certains les considèrent comme un fardeau, je les vois comme une opportunité», a-t-il conclu.

Dîner organisé par Tayp.
Une occasion extraordinaire pour les entreprises américaines

Thomas Mcginty a souligné l’importance des petites et moyennes entreprises (PME) et le rôle qu’elles jouent dans la stimulation de la croissance économique et la création d’emplois, ce qui est le cas pour les Etats-Unis où les PME créent la majorité des emplois. Il a indiqué que la secrétaire au commerce aux Etats-Unis, Penny Pritzker, salue les réformes économiques axées sur l’investissement en Tunisie.

Scott Eisner a fait l’éloge du nouveau code de l’investissement en disant qu’il est le plus simple de la région, et qu’il représente «une occasion extraordinaire pour les entreprises américaines qui se sont investies en Europe et qui sont intéressées à élargir leur marché, puisque la Tunisie est un point d’entrée dans l’Union européenne (UE), l’Afrique, mais aussi le reste du monde arabe», ajoutant que, «94% de nos clients vivent en dehors des États-Unis. […] Nous sommes prêts à créer des partenariats comme nous avons besoin d’investir à l’étranger.»

Marie-Nelly a axé son intervention sur la valeur ajoutée qui devrait dorénavant faire partie de la conception de l’export des produits tunisiens. Elle a cité l’exemple de la transition souhaitée de la production de l’huile d’olive dans le but de le vendre en vrac à une vision de vente de bouteilles d’huile d’olive de marque et de provenance tunisienne.

Mme Cobein a souligné les efforts d’investissement de la IFC ($150 millions) qui se porte garant du succès de ces investissements. Elle a déclaré que la Tunisie était «très ouverte» sur le business notamment dans les secteurs de l’industrie agroalimentaire ou de certains services tels que le tourisme médical (un secteur privilégié qui attire les clients de l’Europe et de l’Afrique sub-saharienne.) Elle a souligné que les projets d’infrastructure et ceux de la gestion des déchets seront des secteurs d’investissement à très fort potentiel. Elle a terminé en disant que le plus grand atout de la Tunisie est sa main-d’œuvre forte, compétente et diversifiée.

La conférence a été suivie par deux dîners organisés par Tayp au cours desquels M. Abdelkefi a rencontré des investisseurs et des «influenceurs» américains. Il a profité de l’occasion pour mettre en avant l’attractivité accrue de la Tunisie sur le plan législatif pour les investisseurs et les mécanismes de suivi novateurs qui seront mis en place lors de la conférence et qui permettront aux investisseurs sérieux d’obtenir de l’aide et des conseils personnalisés à chaque étape de leur processus d’investissement.

Enfin, M. Abdelkafi, qui était accompagné de l’ambassadeur Gouia, s’est adressé aux membres de Tayp à travers les Etats-Unis, au moyen d’une téléconférence, en les encourageant à faire office «d’ambassadeurs économiques»de leur pays.

Source de l'article Kapitalis

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