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mercredi 1 mars 2017

Fondation dialogue sud-nord méditerranée : Le prix de la société civile décerné au chef de l’Etat

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La Fondation du dialogue Sud-Nord Méditerranée a décerné, hier, au Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, le prix de la société civile euro-méditerranéenne en hommage à ses encouragements qu’il n’a eu de cesse de prodiguer en faveur de la société civile. 

Le prix a été remis au ministre des Affaires africaines de l’Union maghrébine et des Etats de la Ligue arabe. Dans une déclaration à la presse, à l’issue de cette cérémonie de remise du prix, M. Messahel dira qu’« aujourd’hui nous vivons dans une région qui connaît beaucoup de turbulences, une région qui a besoin de dialogue », et de poursuivre : « La société civile des deux rives de la Méditerranée a remis son prix à un homme de dialogue, à Son Excellence le Président de la République ».


Toutes les deux années, le réseau Algérie de la Fondation du dialogue Sud-Nord Méditerranée a célébré, hier à Alger, la « journée du Dialogue » instituée depuis 2012 à Tunis et ce à l’initiative du réseau Algérie, présidé par Mme Yasmina Taya, et dont la proposition de consacrer la date du 26 février de chaque année journée du Dialogue avait été retenue à l’issue du congrès d’Alger tenu en 2006.     
Cette célébration pour laquelle M. Charles-Ferdinand Nothomb, le président de la Fondation a fait le déplacement, a été l’occasion pour faire le point sur le chemin parcouru depuis onze ans. A savoir depuis la tenue du premier congrès à Alger.
Pour M. Abdelkader Messahel, ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et des Etats de la Ligue arabe, qui a pris part à cette célébration en prononçant une allocution au niveau du siège de l’Académie de la Société civile, force est de reconnaître que depuis une décennie « du chemin » a été accompli, mais il reste de son point de vue « encore des défis à relever ». Le ministre citera entre autres l’exemple « de la persistance de pratiques racistes et xénophobes ». Des exemples qui démontrent, si besoin est, a-t-il souligné la persistance « des incompréhensions sur le statut et la dignité des personnes ». Or pour M. Messahel « ces pratiques s’inscrivent en faux par rapport aux principes qui nourrissent le dialogue civilisationnel ». Pis encore, selon lui, elles « peuvent constituer des lignes de fractures entre les deux rives ». Reste toutefois, a-t-il estimé, que cette situation « ne doit pas être un motif de découragement ». Et d’ajouter : « Bien au contraire, l’amorce de la nouvelle ère de rapprochement entre nos peuples, implique une adhésion et un engagement renouvelé à la culture de la paix et du dialogue entre les civilisations ». C’est dire, du point de vue du ministre des Affaires africaines de l’Union maghrébine et de la Ligue des Etats arabes, « l’importance et la pertinence de conforter les passerelles qui existent ».
Pour le ministre « la promotion de la culture du dialogue, du rapprochement entre le Nord et le Sud et le rejet de la rancœur et de la haine constituent des actions hautement civilisationnelles susceptibles d’honorer les nations qui assument ces actions ». Dans ce sens il dira : « Cette valeur a toujours été un axe structurant et constant de la politique que mène le Président Bouteflika qui s’emploie activement à encourager un mouvement qui se dessine de plus en plus clairement vers une plus grande ouverture et une compréhension plus large de chaque société à la culture et à la civilisation des autres sociétés ».
Il rappellera ainsi quelques réalisations de Président de la République en ce qui concerne « le renforcement des institutions démocratiques », de « l’Etat de droit », de « la promotion du rôle de la femme dans la société » et de la « place qui échoit à la jeunesse catalyseur du changement social ». Pour ce qui du rôle et de la place de la société civile en Algérie, le ministre rappellera que la récente révision constitutionnelle a consolidé sa place et qu’elle « reste une des composantes essentielles qui occupe, à côté des pouvoirs publics, des espaces où son efficacité se confirme chaque jour ». M. Messahel soulignera par ailleurs que le peuple algérien est capable de montrer « les valeurs positives du dialogue et de la tolérance avec lui-même et envers autrui ». Et de poursuivre qu’il a toujours puisé de ces valeurs pour « préserver sa cohésion interne et en a puisé la force morale et physique qui lui permet de faire face aux situations de crise et de relever les défis auxquels il fait face ». Evoquant la lutte contre le terrorisme, qui mobilise maintenant l’ensemble de la communauté internationale, Messahel dira qu’elle « ne peut réellement porter ses fruits que si, parallèlement à la guerre contre ce phénomène, elle s’appuie sur des processus démocratiques authentiques, une justice sociale entre les citoyens et une solidarité véritable entre les peuples, seule à même de triompher de la pauvreté, de la misère et des injustices ». Pour le ministre, la nécessité de poursuivre cette démarche qui est selon lui « indivisible » s’impose aujourd’hui plus que jamais. « Nous faisons le vœu d’un dialogue constant, pour lever les difficultés qui subsistent à cette valeur importante et de contribuer à la dissipation des préjugés et peurs réciproques du Nord et Sud que d’innombrables liens, tissés tout au long de l’histoire, rapprochent et unissent ».

Le rôle de l’Algérie dans le processus du Dialogue souligné

De son côté, le président de la Fondation du Dialogue Sud-Nord Méditerranée, M. Charles-Ferdinand Nothomb a souligné le « rôle important que joue Alger dans le processus entamé du dialogue Sud-Nord ». Un dialogue, dira le président de la fondation, établi sur « un pied d’égalité » et sur « le long terme ». Il soulignera l’existence avant la tenue en 2006 du congrès d’Alger, d’une « vision simpliste de l’Algérie » de l’autre côté de la Méditerranée et que la réussite de cette rencontre a permis de changer.
Dans la matinée où il a animé une conférence-débat au forum du quotidien arabophone El Chaab, M. Nothomb avait par ailleurs insisté sur l’impact de la Déclaration d'Alger qui demeure d’actualité. La cause, selon lui, est qu’elle a été l’émanation d’une large concertation entre les participants qui ont participé au congrès. En fait, tous s’accordent à dire que la Déclaration d'Alger sur le dialogue Sud-Nord, est le document fondateur de la dynamique du Dialogue en cours aujourd’hui. « L'initiative qui aurait pu être sans lendemain, s'avère finalement plus que nécessaire, puisque les problèmes exposés, le phénomène de l'immigration y compris, ne sont pas encore résolus », a-t-il relever dans son intervention.
Pour M. Nothomb c’est un fait indéniable que le temps a fini par donner raison aux participants qui avaient retenu dans la Déclaration, qui avait sanctionné leurs travaux, neuf thématiques que les rendez-vous qui ont eu lieu depuis ont développé dans le détail. Il en est ainsi des flux migratoires qui occupent aujourd’hui le devant de l’actualité européenne. "Vous voyez bien que le temps nous a donné raison. Nous avons commencé à dialoguer avant que le phénomène ne connaisse une grande ampleur dans la région", a souligné M. Nothomb. Pour approfondir la réflexion autour de cette question, et avant la tenue du 5e congrès qui est prévu en 2018 dans un pays de la rive Sud de la Méditerranée (le Maroc ou l’Egypte pourraient l’accueillir), la Fondation prévoit d'organiser le 26 avril prochain à Bruxelles, un colloque qui aura pour thème : "Les régions métropolitaines et les petites cités du Sud et du Nord face aux migrations", où seront invités des représentants de nombre de régions métropolitaines et rurales des pays de la région dont, un de la ville d'Alger et un d'une autre petite ville de l'Algérie,", a expliqué le président de la Fondation. 
Il a également indiqué que "La Fondation a choisi une démarche qui est assez simple, et qui se traduit par la Déclaration d'Alger, qui invite les parties au dialogue sur la base d'idées et de visions différentes. Des idées en posant la question : "Quelle est la chose qui conditionne l'avenir ?". 
Il a dans ce sens posé la problématique portant sur "le comportement de l'Europe envers le reste du monde mais au premier lieu vis-à-vis de ses plus proches voisins se trouvant de l'autre rive (sud) de la Méditerranée". « Nous cherchons à éviter les problèmes d'actualité et penser plutôt à favoriser le long terme dans le cadre de ce dialogue qui doit se limiter à l'Afrique du Nord ». 
De son coté, la représentante du Réseau Algérie du Dialogue Sud-Nord Méditerranée, Yasmina Taya, a indiqué que cet onzième anniversaire de la Déclaration d’Alger « est un évènement d’une importance certaine » et que la Déclaration d’Alger traduit « la volonté des deux rives qui sont demandeuses de dialogue et d’actions communes pour la stabilité « de mettre sur pied une dialogue mutuellement bénéfique. C’est pourquoi a-t-elle affirmé « le dialogue doit être pérennisé ». Pour sa part M. Ahmed Chana, secrétaire général de l’Académie de la société civile, a rappelé que les objectifs du Réseau Algérie sont ceux que porte son Académie.

Par Nadia Kerraz - Source de l'article Elmoudjahid

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