Débat: « Un autre regard sur les relations euro-méditerranéennes », co-organisé par l’IEmed et l’OCP Policy Center, ce mercredi à Rabat


L’heure est au bilan pour les relations euro-méditerranéennes. Tout en étant créditée de « résultats positifs » dans certains domaines, la politique euro-méditerranéenne de l’Union européenne (UE) n’est pas moins la cible de griefs, notamment de la part des partenaires du sud. Ceux-ci lui reprochent principalement ses caractères « asymétrique » et « technocratique ».

Face aux tensions entre les membres de l’Union Européenne, d’une part, et aux secousses politiques qui ont marqué les voisins du sud de la Méditerranée, durant cette dernière décennie, en tête desquelles le « Printemps arabe », l’UE est appelée à se doter d’une nouvelle approche stratégique de la Politique euro-méditerranéenne. 

Stratégie qui ne devrait plus se focaliser sur les seuls enjeux de sécurité qui se développent dans la région.

Ce changement de paradigme dans l’analyse des relations euro-méditerranéennes est l’enjeu de la conférence sous le thème « Un autre regard sur les relations euro-méditerranéennes », qui sera co-organisée par l’Institut Européen de la Méditerranée(IEmed) et l’OCP Policy Center, les 12 et 13 juillet 2018 à Rabat. 

Réunis dans le cadre de la conférence annuelle du réseau EuroMeSCo, 150 participants, provenant de 20 pays, et représentant plus de 80 think tanks et instituts de recherche de la région euro-méditerranéenne, proposeront un regard nouveau dans l’appréhension des relations entre les pays des deux rives de la Méditerranée.

Parmi ces participants, Nasser Kamel, Secrétaire Général de l’Union pour la Méditerranée; Nizar Baraka, Président du Conseil économique, social et environnemental ; Ibrahim El Badawi, Président du Forum Euro-méditerranéen des instituts des Sciences Economiques ; Fawzy Ehab, Ministre-adjoint aux Affaires multilatérales et à la Sécurité internationale au ministère égyptien des Affaires étrangères ; Senén Florensa, Président de l’Assemblée Générale d’EuroMeSCo, ainsi que plusieurs ambassadeurs.

L’originalité de l’approche proposée réside dans le fait que les relations entre les deux rives de la Méditerranée sont analysées à partir de l’angle de la situation dans l’Union européenne, son impact sur les relations euro-méditerranéennes ainsi que sur la manière dont les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée appréhendent ces dynamiques.

Pour ce faire, deux sessions plénières et des sessions parallèles permettront d’évoquer un certain nombre de dynamiques européennes (Brexit, populisme, politiques migratoires, politique extérieure, etc.) et comment celles-ci affectent les pays du Maghreb et du Proche Orient, mais aussi la capacité de projection de l’UE dans la région et, en définitive, les relations euro-méditerranéennes. Il s’agira, aussi, de déterminer comment ces dynamiques affectent les politiques extérieures des pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée vis-à-vis de l’UE et, dès lors, si les cadres de coopération actuels restent pertinents.

Source de l'article Article19ma

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