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dimanche 20 juillet 2014

Coopération industrielle franco-algérienne : Premiers bilans et perspectives -

Le Haut Responsable à la Coopération industrielle et technologique franco-algérienne, M. Jean-Louis LEVET, a organisé et tenu un séminaire intitulé « Coopération industrielle France-Algérie : premiers bilans, perspectives et rôle des fédérations professionnelles », co-animé avec son homologue algérien, M. Bachir DEHIMI, le 9 juillet 2014, à Paris.
dsc_0797.jpgL’événement a rassemblé une trentaine de participants et réunissait pour la première fois une dizaine de fédérations professionnelles françaises, dont les domaines d’activité correspondent aux grands besoins de l'économie algérienne, et les principales holding publiques algériennes (mécanique, équipement automobile, agro-alimentaire, chimie, électronique, métallurgie, santé, aéronautique/spatial, plasturgie), ainsi que des représentants institutionnels et des dirigeants d'entreprise des deux pays et des membres du Comité de pilotage interministériel de la Mission de Coopération industrielle et technologique.

La rencontre a porté sur le développement des partenariats de co-production entre entreprises françaises et algériennes, l’une des priorités de la Mission de Coopération industrielle et technologique franco-algérienne. Elle a permis de tirer des enseignements des partenariats de co-production mis en œuvre, dans l’objectif conjoint de dynamiser la coopération économique, technologique et industrielle entre la France et l’Algérie et de définir les modes opératoires les plus appropriés à une coopération productive entre les deux pays.
Un environnement industriel propice aux partenariats de co-production entre les deux pays 

Mme Chloé GLEITZ, représentante de la Direction Générale du Trésor au Ministère français des Finances et des Comptes publics, et M. Grégoire POSTEL-VINAY, représentant de la Direction Générale Compétitivité, Industrie et Services (DGCIS) au Ministère français de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique, ont présenté l’état des échanges industriels et commerciaux de la France et de l’Algérie vis-à-vis du reste du monde ainsi que du commerce bilatéral entre les deux pays.
M. Arezki TIGHILT, représentant du Ministère algérien de l’Industrie et des Mines a présenté les priorités du pays en matière de développement industriel. Parmi ces priorités, il a mis en avant l’importance de la modernisation et de la diversification de l’économie algérienne ainsi que du soutien à la production locale. M. TIGHILT a exposé les principales composantes de la Stratégie de relance industrielle, et notamment le soutien aux entreprises industrielles ; la promotion de l’investissement par l’amélioration du climat des affaires et la refonte du dispositif d’investissement ; l’extension et la mondialisation du secteur industriel algérien par la promotion de la production nationale et l’augmentation des exportations ainsi que le renforcement de la qualité et de l’innovation.
M. Ahmed BERRICHI, représentant de l’Agence Nationale algérienne du Développement de l’Investissement (ANDI) a présenté l’état et les mesures effectives entreprises par l’Algérie pour instaurer un climat des affaires favorable aux investissements productifs. Cette présentation a notamment été renforcée par les témoignages d’entreprises françaises implantées en Algérie (un grand groupe avec Renault et une PMI avec Ceric Technologies). Ont été mis en avant les nécessités de pragmatisme et d’une logique de transfert de savoir-faire dans une relation de confiance.
Impulser la mise en place de partenariats de co-production entre les entreprises des deux pays
M. Jean-Louis LEVET, Haut Responsable à la Coopération industrielle et technologique franco-algérienne, a soutenu la mise en œuvre effective de « partenariats d’exception » dans une « relation de confiance authentique ». Il a souligné que la Mission de Coopération industrielle et technologique présente déjà des premiers résultats, beaucoup de projets étant déjà opérationnels. Il a appelé à poursuivre sur cette lancée pour passer effectivement « d’une logique d’exportation à une logique d’investissement ».

M. LEVET a fait remarquer que les domaines d’action de ces partenariats correspondent aux principaux besoins et priorités de l’économie algérienne, conformément aux orientations du Plan quinquennal algérien. Il a, à cet égard, cité les principaux secteurs de collaboration potentiels qui englobent l’agriculture et la transformation agro-alimentaire, la santé, l’énergie, la ville durable et l’environnement ainsi que le secteur du numérique. Il a affirmé que le « levier pour répondre aux besoins dans ces secteurs passe par l’industrie ».

Des besoins algériens variés qui offrent de multiples opportunités de partenariats

La deuxième partie de la rencontre a porté sur les opportunités de partenariats industriels. M. Bachir DEHIMI, Responsable à la Coopération industrielle et technologique algéro-française, a présenté une vingtaine de propositions de projets, dans divers secteurs, aux fédérations professionnelles présentes et a encouragé toute proposition de partenariat provenant d’opérateurs français. Il a démontré la diversité de formes et de champs d’action des partenariats industriels et technologiques possibles et a rappelé le soutien de la Mission à leur mise en œuvre, précisant que celle-ci consiste à « informer et à accompagner les opérateurs français et algériens ».

La rencontre a ainsi contribué à renforcer la réflexion sur la réussite des partenariats de co-production et a permis des échanges constructifs entre les fédérations professionnelles et avec les interlocuteurs institutionnels et ainsi de croiser les attentes et les besoins des uns et des autres. Elle a finalement permis d’envisager les modes opératoires pour augmenter le nombre de partenariats dans une perspective de co-production et en partant des besoins de l’économie algérienne. A cet égard, M. LEVET a proposé d’allier le format des rencontres collectives au format du bilatéral pour favoriser un partage d’expériences et renforcer les réseaux d’acteurs. M. DEHIMI a, par ailleurs, proposé l’organisation de journées de rencontre dédiées à chacune des filières de production.

Le Second Comité mixte économique France-Algérie (COMEFA), qui se tiendra en novembre 2014, constituera le prochain rendez-vous qui permettra de faire le point sur les partenariats initiés et en cours. Il sera suivi, en décembre 2014, d’un Comité intergouvernemental franco-algérien de haut niveau.

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