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vendredi 24 juillet 2015

PSA Peugeot Citroën : ‘Pas question d’exporter des véhicules vers l’Europe depuis le Maroc’

Paris : L’affirmation est du directeur de la zone Afrique - Moyen Orient du groupe PSA Peugeot Citroën, Jean-Christophe Quémard.

PH ArchiveEn effet, le patron de la région Afrique – MENA du groupe PSA Peugeot Citroën, Jean-Christophe Quémard, a déclaré qu’il n’est pas question de s’attendre à un changement futur, de la stratégie commerciale de son groupe, pour son usine à Kenitra. 

Interviewé par le magazine français, Jeune Afrique, Jean-Christophe Quémard a assuré que l’usine PSA Peugeot Citroën, qui sera pleinement opérationnelle en 2019, gardera son cap stratégique commercial, en destinant exclusivement sa production, aux seuls marchés de l’Afrique – MENA. 

L’usine qui aura une première capacité de production de 200.000 véhicules par an, intervient, explique le manager français, dans le sillage de la réorientation stratégique de PSA Peugeot Citroën vers les marchés africains, où le groupe vise les ventes d’un million de véhicules d’ici 2025. 

Revenant sur la conclusion du deal marocain du constructeur automobile français, Quémard a expliqué que l’affaire avait été bouclée en un temps record, tellement les négociateurs marocains étaient efficaces. 

Il en a dit :
‘‘La décision de nous implanter au Maroc a été prise en trois mois, un temps record. Nous avons trouvé des interlocuteurs marocains réactifs, et il nous est vite apparu que le royaume chérifien avait des infrastructures et un tissu de sous-traitants automobiles compétitifs.’’

Par ailleurs, le top manager français a indiqué que son groupe menait des pourparlers avec le pouvoir en place à Alger pour l'implantation d'une petite usine dont l'utilité pourrait être plus politique qu'économique. 

Selon Jean-Christophe Quémard, la future probable unité d’assemblage devrait être destinée au seul marché automobile local. 

Mais, nuance Quémard, la décision de PSA Peugeot Citroën pour l'Algérie dépendra :
‘‘de l’évolution des ventes de voitures dans le pays – en dents de scie ces dernières années -, du tissu industriel et des incitations fiscales et réglementaires.’’

Reste à savoir si le pouvoir algérien, dont les caisses s’assèchent du fait de l’effondrement de ses rentes pétro-gazières, seraient capables de séduire le constructeur français avec les mêmes avantages que ceux offerts gracieusement à son concurrent et compatriote Renault, comme par exemple, l'engagement unique en son genre, du gouvernement algérien d’acheter les invendus.

Source de l'article LeMag

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