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lundi 1 février 2016

Un DiasporaLab pour booster la création au Maghreb

Comment des créateurs régionaux peuvent incuber leur projet de petite entreprise en vue de l'implanter au Maroc, en Algérie ou en Tunisie.

Le DiasporaLab organisé à Marseille doit aider les créateurs de projets issus de la diaspora à investir dans leur pays d'origine.On connaît les FabLab dédiés aux idées innovantes, voici le DiasporaLab, une initiative qui vise les porteurs de projets vivant en Europe et plus particulièrement en France et désireux d'installer leur entreprise dans le pays de leurs origines, en l'occurrence le Maroc, l'Algérie ou la Tunisie.

A la manœuvre, le cluster de la finances, Finances et Conseil Méditerranée et surtout l'Agence pour la coopération internationale et le développement local en Méditerranée basée à Marseille. Depuis 2009, celle qui vient en soutien aux structures de l'aide à la création d'entreprises depuis une dizaine d'année, s'est aussi tournée vers la création d'entreprise par les diasporas. Visé : le développement économique du bassin méditerranéen.

Essaimage

"Les diasporas du Maghreb ont un vrai savoir-faire. Ce sont des créateurs de nouveaux projets certes, mais ce sont souvent déjà des chefs d'entreprise installés dans la région qui souhaitent créer une activité dans leur pays d'origine ou le pays de leurs parents. Cela peut être la raison du cœur ou parce qu'une opportunité de développer un business se présente", explique Tahar Rahmani, le délégué général de l'Agence.

Depuis 2009, environ 200 projets ont été accompagnés dont une centaine rien que pour le Maroc, conséquence de la politique d'accompagnement à la création mise en place dans ce pays afin de faciliter les démarches administratives des entreprises issues de la diaspora.

Laboratoire de création

Actuellement, trente projets ont été sélectionné - exactement 16 pour le Maroc, 10 pour l'Algérie et 4 pour la Tunisie - et sont donc accompagnés d'en un premier temps en étant informés sur le climat des affaires, avant d'effectuer un voyage sur place et de rencontrer les interlocuteurs bancaires, ceux spécialisés dans le foncier ainsi que ceux liés à l'emploi. Lors du démarrage de l'entreprise, des experts locaux suivent les premiers pas afin notamment de contourner ou lever les éventuels obstacles administratifs. Trois dispositifs encadrent le tout, DiaMed, Magrib Entrepreneurs et Twensa Invest pour la Tunisie.

Apporteurs de richesse

Depuis 2009, une soixante d'entreprises a ainsi vu le jour.
"Depuis trois ans, la question de la diaspora dans l'investissement productif fait plus que son chemin", souligne Tahar Rahmani. "Ces créateurs sont des apporteurs de richesse qui, en plus de créer du business, ont aussi l'amour du pays. Auparavant, ce mouvement était perçu de manière péjorative. Aujourd'hui nous sommes dans une dynamique de co-développement".

Par Laurence Bottero - Source de l'article La Tribune

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