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dimanche 7 février 2016

Crowdfunding et éco-entrepreneuriat: Un couple qui a de l'avenir au Maroc?

Le crowdfunding est-il un partenaire sûr de l'éco-entrepreneuriat? L'institut SwitchMed a publié le 4 février dernier l'étude "La finance participative au service de l'éco-entrepreneuriat et l'innovation écologique dans le sud de la Méditerranée"

CROWDFUNDINGL'étude, réalisée par l'agence Happy Smala, analyse le lien entre l'entrepreneuriat vert et le financement participatif. 
Où en est le Maroc par rapport aux autres pays du Maghreb et du Moyen-Orient? Eléments de réponse.



Le crowfunding a plus de succès auprès des associations

"Au Maroc, comme en Tunisie, ce sont les acteurs associatifs et les particuliers qui ont le plus recours au crowdfunding pour financer des projets", peut-on lit sur le dossier de l'étude qui s'est intéressée à neuf pays dont le Maroc, l'Egypte, l'Algérie et Israël.

Dans le détail, les associations souhaitent le plus souvent récolter des fonds pour des actions sociales, humanitaires, écologiques, relatives à l'éducation ou le journalisme, apprend-on à travers les chiffres énoncés par l'étude. Les 274 campagnes de financement participatif ayant servi de support d'étude pour SwitchMed ont pu récolter quelque 413.000 euros, dont 7.000 par des associations ayant souhaité lancer des opérations relatives au journalisme (documentaires, magazines,...).

Du côté des entreprises, la plupart des projets financés ont trait au "vert". S'ils ont moins de succès que les associations et les entreprises pour séduire les internautes, ils arrivent néanmoins à tirer leur épingle du jeu avec le lancement de projets à caractère responsable. Ainsi, sur l'ensemble des fonds collectés par les campagnes étudiées, 6.190 euros ont été encaissés dans cet objectif.

Les particuliers, eux, ne sont pas en reste, et souhaitent avant tout financer des projets relatifs à l'éducation. C'est ce que révèle l'étude dans la partie réservée au royaume. Loin derrière, des secteurs comme le numérique, le social ou les sports tentent quelques lanceurs de projets, mais peinent à s'imposer devant cet engouement pour l'éducation.

Qu'en est-il de l'entrepreneuriat vert?

En analysant 15 projets relatifs à l'éco-entrepreneuriat, SwitchMed dresse un état des lieux de cette "niche" qu'est le "green entrepreneurship". Les associations ont ainsi le "lead" sur les campagnes de financement écologiques (10.388 euros récoltés), viennent ensuite les entreprises (6.190) et les particuliers (5.770).

Ces chiffres ne sont pas impressionnants, certes, mais ils permettent néanmoins au Maroc de se positionner en tant que "pays de la région qui a le plus grand taux de fonds collectés en direction du secteur de l'éco-entrepreneuriat". Dans le pays aussi, l'entrepreneuriat social reste le secteur le plus financé par les campagnes menées par les entreprises, conclut SwitchMed.

Des efforts à faire

Enfin, si les chiffres révèlent une certaine évolution positive du secteur, le Maroc ne fait pas pour autant le poids face à son premier concurrent dans la région, Israël. 97% des fonds collectés par les 2.977 campagnes sondées dans la région reviennent à des entrepreneurs, acteurs associatifs ou particuliers israéliens. Le pays est leader dans la région et écrase toute concurrence. Loin derrière, viennent la Palestine et le Liban. Le Maroc est classé sixième sur les neuf pays étudiés et arrive juste avant la Libye, l'Algérie et la Tunisie, où le financement participatif peine à séduire.

Source de l'article Huffpostmaghreb

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