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lundi 1 février 2016

Projet-pilote pour le développement de l’écotourisme en Tunisie

Une trentaine d’accords de projets ont été signés dans le cadre projet-pilote «Ecotourisme et conservation de la biodiversité désertique en Tunisie».

EcotourismeLancé depuis 2013, ce projet-pilote a permis, en effet, la signature d’une trentaine de contrats de projets avec des promoteurs et des associations locales. 
Ces contrats concernent des domaines aussi divers que l’apiculture, les petits jardins familiaux, l’exploitation forestière, la distillation des fleurs, l’engraissement intensif et l’artisanat. Ils portent sur 3 aires protégées : Dghoumes (gouvernorat de Tozeur), Jbil (Kébili) et Bouhedma (Sidi Bouzid et Gafsa).

Le projet pilote, dont la durée d’exécution s’étendra jusqu’au juillet 2018, est financé par un don du Fonds pour l’environnement mondial d’un montant de 4,27 millions de dollars (environ 8,62 millions de dinars). Il devrait permettre la création de 900 micro-projets, amis de l’environnement dans les 3 sites précités, a précisé le directeur général de l’environnement et de la qualité, Nabil Hamada, à l’agence TAP, en marge d’un atelier consacré aux aspects juridiques de l’écotourisme.

Il s’agit d’offrir des conditions favorables à la gestion des aires protégées, de développer l’écotourisme et d’appuyer la gestion des ressources naturelles, ainsi que l’élévation du niveau de vie de la population et l’établissement d’une relation positive entre l’homme et la nature.

En Tunisie, le potentiel de l’écotourisme demeure peu valorisé, sur un total de 44 aires protégées, seulement une dizaine sont dotées des infrastructures nécessaires et minimales, notamment El-Feyja, Chaambi, Bouhedma, Boukornine et Jbil.

Des problèmes d’ordre juridique entravent le développement de l’écotourisme, a affirmé M. Hamada, citant à titre d’exemple le code forestier régissant l’exploitation des aires protégées et qui limite l’implication du secteur privé dans ce domaine.

Il a également, cité le manque d’infrastructure : centres d’accueil, pistes, logements, services sanitaires et absence des guides bien formés et d’une politique de marketing.

De son côté, Habib Abid, directeur de la conservation des forêts et de la faune, a mis l’accent sur l’importance des aires protégées en tant que locomotive de développement d’autant qu’elles se trouvent dans les régions les plus pauvres du pays, où le taux de chômage est parmi les plus élevés.

Pour ce responsable, la Tunisie dispose de 30 ans d’expérience dans le tourisme de chasse qui constitue un tourisme d’élite et attire près de 2000 chasseurs par an, avec près de 10.000 dinars dépensés par touriste, à chaque séjour (20 rabatteurs, location voiture, guide…).

Source de l'article Kapitalis

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