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vendredi 15 février 2013

Les économistes appellent à la coopération maghrébine


La région du Maghreb a un potentiel économique, a déclaré l'ancien directeur du FMI Dominique Strauss-Khan le 6 février à Casablanca.
Des spécialistes de l'économie et des responsables gouvernementaux venus du monde entier se sont réunis la semaine dernière au Maroc pour débattre de la nécessité de mettre en place une véritable coopération économique entre les pays du Maghreb.

L'inexistence de l'Union du Maghreb coûte à chacun de ces pays entre deux à trois points de taux de croissance, a déclaré l'ancien ministre tunisien des Finances Jaloul Ayed à l'auditoire réuni à l'occasion du 4ème "forum économique Paris – Casablanca Round", qui s'est tenu le mercredi 6 février.

"Je tiens à rappeler l’impérieuse nécessité de l’Union du Maghreb... une Union qui permettrait une prospérité partagée pour tous les peuples de la région", a ajouté Ayed.

Nizar Baraka, ministre marocain des Finances, a estimé qu'il était nécessaire de conjuguer les efforts à l’échelle régionale pour saisir les opportunités en ces temps de crise.

L’élan démocratique que connaît la région doit être investi et consolidé car la démocratie n’a de sens que si elle se traduit par la création d’emplois, la remise en marche de l’ascenseur social et l’amélioration du niveau de vie des citoyens, a-t-il expliqué.

"C’est pourquoi, pour nous, le choix de l’intégration économique s’impose et pourrait se matérialiser autour d’un pacte de croissance transmaghrébin, au nom d’une ambition commune et d’un projet fédérateur : une prospérité partagée par tous et l’instauration d’une société de confiance en Afrique du Nord", a-t-il précisé.

Il a ajouté qu'il s'agissait de mettre en place un bloc compétitif afin de se positionner en tant qu’interlocuteur de poids avec les investisseurs, notamment l’Union européenne.

Une Union du Maghreb, si elle se réalise, garantira la stabilité politique interne dans les pays concernés et l'attractivité de la zone en termes d’investissements directs étrangers, a affirmé Baraka. Selon les spécialistes, le Maghreb est en mesure de saisir les atouts dont il dispose pour promouvoir le volet économique et social.

Dominique Strauss-Khan, ancien directeur du FMI, a évoqué le potentiel économique du Maroc ainsi que les difficultés rencontrées par la région.

"Nous avons des moments dans l’histoire où les choses se nouent et il faut être capable de prendre des décisions difficiles qui permettent de se positionner et saisir ce qui est positif", a déclaré Strauss-Khan selon le quotidien marocain L'Economiste.

Environ 75 % de la population de la région a entre 18 et 30 ans, a noté Claire Spencer, directrice des études de la région MENA au Chatham House en Angleterre.
Par Siham Ali - µSource de l’article Magharebia 

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