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mardi 26 mars 2013

Avancées de la PEV en 2012: des résultats et un renforcement de la coopération, malgré les remous politiques et économiques dans le Sud


La coopération de l’UE avec ses pays partenaires du voisinage s’est renforcée et se traduit par des résultats concrets en dépit de l’instabilité politique et des conditions socio-économiques difficiles. 

Telles sont les conclusions des rapports nationaux et régionaux de suivi de la politique européenne de voisinage (PEV) de 2012, publiés aujourd’hui. Un communiqué de presse explique que les réformes démocratiques dans le Sud du voisinage ne sont pas linéaires et qu’elles varient d’un pays à l’autre, ce qui amène à la conclusion suivante : la réponse de l’UE doit être davantage différenciée pour tenir compte des besoins et des aspirations des différents pays.  
 
Le communiqué de presse, qui inclut une évaluation globale des avancées de la politique européenne de voisinage (PEV), est publié conjointement avec les rapports relatifs à la situation dans chaque pays. Il déplore la lenteur des réformes constitutionnelles et indique que des inquiétudes subsistent quant au respect des libertés mais il se réjouit que la société civile a fait davantage entendre sa voix. 
 
Le « Paquet annuel sur la PEV », présenté par la Haute représentante Catherine Ashton et le commissaire en charge de l’élargissement et de la PEV  Štefan Füle, montre que de nombreux partenaires restent déterminés à renforcer leurs relations avec l’UE et que l’UE a renforcé son soutien aux partenaires qui se sont lancés dans des vastes programmes de réformes.  En effet, malgré la crise économique que connaît actuellement l’UE, les ressources financières octroyées sous la forme de dons et de prêts à la région ont été revues à la hausse, peut-on également lire dans le communiqué. La communication conclut toutefois que de réels efforts restent nécessaires pour déployer l’assistance européenne.
 
Pour la première fois, le « paquet » inclut, en plus d’une série de recommandations, une évaluation des recommandations de l’année précédente. 
 
Alors qu’elle présentait ces conclusions, Catherine Ashton a rappelé que l’UE « continuerait à faire tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter l’instauration d’une démocratie profonde dans nos pays partenaires. La PEV a ici un rôle capital à jouer, en soutenant ce processus démocratique. Les retards enregistrés par certains de nos partenaires sont incontestablement une source d’inquiétude, mais ils ne doivent pas servir de prétexte à un désengagement de notre part. Pour l’UE, la mise en place de démocraties pérennes reste une priorité de premier plan. »  
 
Monsieur Füle a déclaré quant à lui : «La société civile continue à jouer un rôle clé dans le processus de démocratisation. Nous avons considérablement renforcé notre coopération avec la société civile des pays partenaires afin de maximaliser le soutien public aux réformes. Il est donc regrettable que dans certains pays partenaires, les organisations de la société civile continuent de se heurter à de réels obstacles comme le non-respect de la liberté de mouvement, les poursuites engagées contre des leaders d’ONG, la lourdeur des procédures administratives, la nécessité d’une autorisation pour l’acceptation d’un soutien financier, etc. »    
 
Évolution des relations
 
Parmi les principales conclusions découlant des rapports et intégrées dans le communiqué de presse de la CE, nous retiendrons celles-ci :  
- L’UE a renforcé son assistance en vue de l’organisation d’élections libres et démocratiques et a déployé des missions d’observation électorale en Algérie, en Égypte et en Jordanie. 
- La société civile a fait davantage entendre sa voix. Des inquiétudes subsistent toutefois en ce qui concerne les libertés de réunion, d’association et d’expression, y compris la liberté des médias, dans de nombreux pays partenaires, notamment l’Égypte et l’Algérie. Les réformes constitutionnelles sont lentes.
- Des Task Forces ont été mises en place pour la Tunisie, la Jordanie et l’Égypte afin d’améliorer la coordination de l’assistance financière d
- L’UE a continué à soutenir les ONG, toujours confrontées à l’ingérence des autorités, à travers le Mécanisme pour la société civile et le Fonds européen pour la démocratie.
- Le renforcement des relations  commerciales s’est poursuivi, tandis que les préparatifs en vue des négociations pour un accord de libre-échange complet et approfondi (DCFTA) ont démarré avec le Maroc, la Tunisie et la Jordanie.
- Un partenariat pour la mobilité avec le Maroc a été acté et les négociations se poursuivent dans ce domaine avec la Tunisie. Un dialogue a aussi été lancé avec la Jordanie. 
 
Grâce à l’amélioration de la coopération dans des domaines sectoriels spécifiques, la PEV influence de plus en plus la vie des citoyens du voisinage, de manière positive et concrète, estime l’UE. Les projets financés par l’UE dans le domaine des transports, de l’environnement, de l’éducation et de l’énergie, entre autres, améliorent le quotidien des gens dans les pays partenaires. À titre d’exemple, plus de 3 250 bourses ont été octroyées en 2012 à des étudiants et membres du personnel universitaire de la région de la PEV.  
 
Soutien financier
 
Fidèle au principe clé du « more for more » (donner plus pour recevoir plus), l’UE a continué de contribuer financièrement aux efforts de réforme des pays partenaires en dégageant des ressources financières supplémentaires au titre du budget de l’UE, à hauteur d’un milliard d’euros pour la période 2011-13. Sur ce montant, 540 millions d’euros ont été affectés au programme SPRING pour le Sud de la Méditerranée. Ce programme vise essentiellement à promouvoir la transformation démocratique et le renforcement institutionnel et à faciliter et soutenir une croissance durable et inclusive.    
 
La Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont également étendu leurs instruments et facilités de prêt aux pays partenaires. Afin de faciliter la mobilisation de fonds de ces deux banques et d’autres institutions financières, l’UE a affecté davantage de ressources à la Facilité d’investissement pour le voisinage. Les investissements à grande échelle et le développement du secteur privé bénéficient ainsi d’un soutien accru. 
 
En ce qui concerne la proposition de feuille de route, le communiqué de presse explique que l’UE a repris la co-présidence Nord de l’Union pour la Méditerranée. Une communication proposant des initiatives de soutien à l’intégration des pays du Maghreb a par ailleurs été adoptée. L’UE a aussi renforcé sa coopération avec d’autres acteurs dans le cadre du soutien aux processus de réforme dans les pays du voisinage. Elle a aussi intensifié ses efforts en vue d’une meilleure coordination avec d’autres bailleurs de fonds internationaux.  
 
Relations avec la Syrie
 
S’agissant de la Syrie, l’UE indique que ce pays reste toujours un cas tout à fait à part dans le voisinage. L’UE a totalement suspendu sa coopération avec le gouvernement mais reste déterminée à aider ses citoyens. Elle a pris des mesures diplomatiques afin de faciliter une solution pacifique au conflit. Elle a ainsi soutenu l’émissaire spécial de l’ONU et de la Ligue arabe, participé activement aux conférences des Amis de la Syrie et est venue en aide aux réfugiés et aux pays voisins touchés par la crise syrienne.  
 
Pour en savoir plus
Štefan Füle : discours
Štefan Füle : site internet
Catherine Ashton : site internet
Site web  de la PEV
 
Documents nationaux :
 

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