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mercredi 4 mai 2016

La production halieutique doit tenir compte de la préservation de la richesse halieutique en Méditerranée



La production halieutique en Algérie doit tenir compte de la préservation de la richesse halieutique en Méditerranée qui a enregistré une baisse ces dernières années, a souligné jeudi à Alger le ministre de l'Agriculture, du développement rural et de la pêche, Sid Ahmed Ferroukhi.

Lors d'une séance consacrée aux questions orales à l'Assemblée populaire nationale (APN) présidée par Larbi Ould Khelifa, président de l'assemblée, M. Ferroukhi a précisé que les parties concernées ne peuvent pas "toucher aux réserves halieutiques dans le but d'augmenter la production", sachant que les données scientifiques soulignent la nécessité de ne pas pêcher plus de 40 % des réserves par an pour préserver la richesse halieutique en Méditerranée.

Concernant la flambée des prix de la sardine, le ministre a indiqué qu'ils dépendaient, à l'instar des autres produits, de l'offre et de la demande qui s'élève à 180.000 tonnes/an contre une production ne dépassant pas 100.000 tonnes/an, selon les dernières études du secteur.

Expliquant les niveaux de production, le ministre a indiqué que les quantités diffèrent d'une période à une autre suivant les facteurs biologiques, précisant que ces quantités augmentent entre les mois de mai et octobre et baissent par la suite, ce qui a obligé le secteur à élaborer un plan de promotion des filières de la pêche jusqu'en 2020.

Le stock halieutique en Méditerranée a sensiblement baissé ces dernières années en raison de facteurs environnementaux et du réchauffement des fonds marins, ce qui a réduit les aliments pour poisson.

Face à cette situation, le ministère tend à exploiter de manière rationnelle les stocks disponibles, à développer l'aquaculture et à promouvoir réguler le marché du poisson face à la spéculation, ce qui va se répercuter sur les prix, selon le ministre.

A une question sur les dangers environnementaux des stations de dessalement d'eau de mer, M. Ferroukhi a indiqué "que ces stations fonctionnent de manière maîtrisée et ne représentent aucun danger sur les ressources halieutiques".

Il a rappelé que la moyenne du déploiement des stations de dessalement est de 86 kilomètres sur le littoral, ajoutant que ces stations fonctionnent conformément au décret exécutif de 2007 définissant les modalités de réalisation des stations de dessalement et l'étude de leur impact sur l'environnement ainsi que le décret exécutif 14 - 06 portant sur les émissions émanant de ces installations.

A cet effet, le ministère assure un suivi rigoureux et permanent des ressources halieutiques à travers les prélèvements d'échantillons et leur analyse, et ce par le biais des 14 directions de la pêche qui procèdent également au contrôle de ces stations.

Source de l'article APS

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