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mercredi 16 décembre 2015

Le 2e festival de Annaba du film méditerranéen fin septembre 2016

La deuxième édition du Festival de Annaba du film méditerranéen (FAFM) aura lieu fin septembre 2016.

Résultat de recherche d'images pour "festival de Annaba du film méditerranéen"«C’est désormais la date retenue pour le festival», a déclaré hier Saïd Ould Khelifa, commissaire du festival, lors d’une conférence de presse à la salle bleue de la Bibliothèque nationale d’El Hamma, à Alger. En plus des longs métrages, la compétition sera ouverte aux documentaires. «Pour les courts métrages, la compétition sera nationale.

C’est une manière d’encourager la production des jeunes cinéastes qui veulent faire carrière dans le domaine du cinéma. Nous allons ouvrir une nouvelle section, ciné-pocket, consacrée aux films réalisés par smartphone. Le formulaire de participation sera mis en ligne dès demain sur le site du festival», a-t-il annoncé.

Les cinéastes algériens Ahmed Rachedi et Mohamed Lakhdar Hamina seront honorés lors du 2e Festival. D’autres noms d’artistes étrangers seront ajoutés après confirmation.

La prochaine édition sera également marquée par l’organisation «d’une leçon» de cinéma. «Un cinéaste viendra présenter un de ses films et expliquer toutes les étapes de sa production», a-t-il dit. A partir du 2 janvier 2016, une bourse de scénario sera ouverte. Les meilleurs projets seront sélectionnés et feront l’objet d’un atelier de réécriture.

L’idée est d’arriver à préparer des scénarios répondant aux normes. Des ateliers seront également organisés sur les métiers de l’image et du son (à partir de mars 2016) et sur la critique cinéma (lors du festival).

Après le Chili pour la première édition, un autre pays, en dehors de la Méditerranée, sera invité l’année prochaine. Le choix n’a pas encore été fait.

Faisant le bilan de la première édition qui s’est déroulée du 3 au 9 décembre 2015, Saïd Ould Khelifa a annoncé que 42 252 entrées ont été enregistrées pendant les cinq jours du festival et dans les trois lieux de projection, le Théâtre régional Azzedine Medjoubi, la maison de la culture Mohamed Boudiaf et la bibliothèque principale. Le décompte s’est fait à partir des tickets gratuits.

«Nous avons obligé le public à chercher son ticket et son bulletin de vote. La participation au vote a été très importante. Au niveau de la bibliothèque, nous avions 300 enfants par jour. Nous avons été obligés d’ouvrir une deuxième salle pour accueillir les jeunes spectateurs. La section s’appelait ‘‘L’Enfance de l’art’’.

Les localités de la wilaya ont bénéficié de projections, tout autant que les deux prisons de Annaba. C’est une première en Algérie. Nous allons renouveler l’expérience dans le futur pour faire une tradition du festival. Beaucoup de femmes sont venues au cinéma. Je n’ai pas vu cela depuis trente ans», a-t-il déclaré.

«La table ronde sur la migration clandestine a dépassé toutes nos espérances. Les débats étaient d’une grande qualité, notamment avec la participation des associations des familles des victimes de harraga disparus en mer ou emprisonnés en Tunisie sous le régime de Ben Ali.

Tahar Boukela a animé une matinée de vulgarisation sur le FDATIC (Fonds d’aide au cinéma). Il était utile de sortir d’Alger et d’expliquer le fonctionnement de ce fonds qui est destiné aux cinéastes de tout le pays», a-t-il ajouté. Selon lui, la Cinémathèque de Annaba pourrait ouvrir ses portes en mars 2016. «A l’initiative des cinéphiles de Annaba et à l’apport de Mohamed Bensalah qui a rejoint l’équipe, un ciné-club sera créé à Annaba à la cinémathèque en coordination avec l’université», a-t-il annoncé.

Selon lui, la non-programmation du film marocain Khenifsat al rmad est due à un retard dans la réception d’une copie. «J’ai lu dans un journal que le roi Mohammed VI a demandé le retrait du film du festival. C’est faux. Un autre journal a écrit que la cérémonie de clôture a été annulée. Et un autre quotidien a écrit que Cheb Khaled a annulé un concert parce qu’il avait peur.

Khaled devait venir pour un hommage, pas pour un concert. Un autre journaliste a évoqué le film de Abderrahim Laloui, Mémoire de scènes, alors que le long métrage n’a pas été projeté. Il y a tout de même un minimum de respect pour les lecteurs», a déclaré Saïd Ould Khelifa.

Par Fayçal Métaoui- Source de l'article El Watan

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