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dimanche 13 décembre 2015

L’intégration du Maroc dans le marché énergétique méditerranéen constitue l’un des axes majeurs de sa stratégie énergétique

L’intégration du Maroc dans le marché énergétique méditerranéen constitue l’un des axes majeurs de la stratégie énergétique du Royaume, a indiqué vendredi à Rome, le ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, M. Abdelkader Amara.

Résultat de recherche d'images pour "M. Abdelkader Amara."Le ministre, qui participait à un panel sur les énergies renouvelables, organisé dans le cadre de la conférence internationale sur la Méditerranée, a souligné que le Maroc est lié par des interconnexions avec l’Espagne (2 qui passeront bientôt à 3) l’Algérie et la Mauritanie et envisage d’établir une interconnexion avec le Portugal.

Présentant la stratégie énergétique nationale, M. Amara a expliqué que pour subvenir à ses besoins énergétiques, le Royaume a adopté un plan ambitieux basé sur quatre principaux axes, en l’occurrence l’intégration des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, le réajustement du bouquet énergétique fossile, outre l’intégration dans le marchés énergétique régional.

Il a en outre relevé que le Royaume est en train d’opérer une transition énergétique qui a pris un tournant historique grâce à la remarquable accélération donnée par SM le Roi Mohammed VI qui vient d’annoncer, à l’ouverture de la COP21 à Paris, la volonté du Royaume de porter la part des énergies renouvelables de 42 pc de puissance installée, objectif fixé pour 2020, à 52 pc à l’horizon 2030.

« En atteignant cet objectif, le Maroc passera, pour la première fois dans l’histoire, de la suprématie du fossile à une certaine suprématie du renouvelable », a-t-il fait remarquer.

Pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixé dans le domaine des énergies renouvelables, le Royaume aura à développer certainement, entre 2016 et 2030, une capacité additionnelle de production d’électricité de sources renouvelables d’environ 10.100 MW, dont 4.560 MW solaire, 4.200 MW éolienne et 1.330 MW hydro-électrique, a précisé M. Amara.

Le ministre a aussi passé en revue les grands projets lancés au Maroc pour le développement de l’énergie solaire, de l’éolien et l’hydroélectrique, qui enregistrent un intérêt grandissant de la part des investisseurs nationaux et internationaux .

Le pays dispose d’une feuille de route claire et ambitieuse pour le développement des énergies renouvelables et jouit d’une expérience importante en la matière qui lui permettra de faire face aux défis du futur, a-t-il souligné.

Pour valoriser le grand potentiel solaire dont il dispose, le Royaume a certes donné la priorité au développement de centrales solaires CSP de sorte à répondre aux besoins urgents de son système électrique national et assurer une meilleure modulation de la puissance grâce à la capacité de stockage. Mais, a-t-il noté, le Maroc prévoit aussi de développer l’utilisation du photovoltaïque à grande échelle dont la maturité technologique a atteint un niveau très avancé.

Ainsi, les travaux de réalisation de la première centrale Noor Ouarzazate I de 160 MW, utilisant la technologie des capteurs cylindro-paraboliques avec 3 heures de stockage, se déroulent conformément au planning prévu et son inauguration est prévue dans quelques jours, a-t-il ajouté.

« Ce que le Maroc est en train de réaliser dans ce domaine lui permettra de réduire son dépendance des marchés internationaux de l’énergie, vu qu’il sera en mesure de développer chez lui le solaire et l’éolien, et d’être en phase avec les changements climatiques », a-t-il poursuivi, relevant que « cela ne veut pas dire que nous allons abandonner définitivement les énergies fossiles », et qu’en principe il s’agit d' »une progression qui est en train de se faire pour donner plus d’importance aux énergies renouvelables ».

Selon le ministre, le modèle marocain a démontré parfaitement qu’on peut conjuguer énergie renouvelable et développement.

L’expérience du Maroc dans le domaine des énergies renouvelables a été saluée par plusieurs personnalités participant à ce panel, dont la ministre italienne du développement économique, Mme Federica Guido.

Source de l'article Lavieeco

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