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mardi 18 décembre 2012

Le programme Dawrik pour lancer le dialogue Sud-Sud


La fondation Anna Lindh (FAL) lance le programme «Dawrik-citoyens pour le dialogue», en vue d’accompagner la transition entamée dans les pays arabes depuis 2011.

En Algérie, c’est en collaboration avec le réseau associatif et le Réseau algérien pour la défense des droits de l’enfant (NADA) que la FAL a annoncé, hier, à Alger cette initiative. Cette dernière va regrouper des représentants des associations algériennes durant deux jours (hier et aujourd’hui) pour discuter de la mise en pratique de ce projet. Ce dernier «vise à développer les capacités des organisations de la société civile (OSC) et des acteurs les plus dynamiques impliqués dans le dialogue interculturel», explique Khaled Hamad, directeur du projet Dawrik. Bien que le projet vise à développer la coopération Sud-Sud, il a été soutenu par un fonds de l’Union européenne de 3 millions d’euros. Entre 2012 et 2014, le projet aura pour objectif de lier les organisations de la société civile avec les institutions officielles et les autorités locales.

Le projet, qui s’inscrit dans les perspectives de l’Union pour la Méditerranée (UPM), concerne les pays de la rive sud de la Méditerranée, exception faite de la Libye dont l’adhésion n’est toujours pas concrétisée.
Sur le plan régional, les actions de ce programme porteront sur les domaines relevant du dialogue interculturel, à savoir la culture, l’éducation et la participation des jeunes. Dawrik porte sur trois principaux volets : la jeunesse et le dialogue local, l’art pour le changement et l’éducation à la citoyenneté interculturelle. Ce dernier axe a suscité la polémique notamment en ce qui concerne les échanges interculturels Nord-Sud.
Les associations activant en Algérie se plaignent des entraves imposées à la libre circulation des personnes. A ce sujet, Abdelmalek Debbihi, secrétaire des affaires étrangères à la direction générale Europe au ministère des Affaires étrangères en Algérie, a précisé que «le problème du visa n’est pas propre aux associations. Il se pose au niveau individuel. Les pays sont souverains.

Mais là où l’on peut aider, on est là». A propos de ces entraves, Mouloud Salhi, chef de file du réseau FAL en Algérie, déclare qu’il n’y a toujours pas de réponse convaincante. Certains acteurs du mouvement associatif trouvent continuellement des difficultés pour voyager vers les pays du nord de la Méditerranée.
«On nous parle de la souveraineté des pays. Pour nous, c’est un combat avec ses spécificités», a-t-il résumé la situation. Pour sa part, Khaled Hamad, venu d’Egypte, souligne que le problème du visa se pose également entre les pays du sud de la Méditerranée. «Cela relève de la responsabilité des Etats», affirme Khaled Hamad, reconnaissant que le problème du visa constitue l’un des défis de la FAL.
Cette fondation compte introduire une demande dans les prochains jours auprès du ministère de l’Intérieur pour l’agrément du réseau algérien de la fondation Anna Lindh.
Par Djedjiga Rahmani – Source de l’article ElWatan

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